Calames

DV/185/11-13 Entretien avec Angela Losada

Date : 1998
Description physique : 3 cassettes vidéo (DVCAM) : coul. (PAL). 3 h.
Description : Témoignage d’Angela Losada filmé en Espagne en 1999. Elle évoque la guerre civile en Galice, son rôle d’agent de liaison de Léon Galice entre 1942 et 1951, les prisons franquistes de femmes.
Biographie ou Histoire :
Elle est née 1934 à Sobrado, un village de la province du Léon. Son père, républicain socialiste, est assassiné par les phalangistes en juillet 1936. Sa mère Alpidia García Moral affronte au plus fort de la répression, les caciques phalangistes du village voisin où se trouve jetée, dans une fosse commune, la dépouille de son mari afin d’exhumer ces restes et leur donner une sépulture. Elle devient alors agent de liaison de la guérilla et la maison familiale devient un des principaux lieux de refuge des guérilleros de la Fédération de Guérillas de Léon-Galice. En octobre 1943, suite à un combat survenu dans cette même maison entre résistants et forces de répression, Alpidia est obligée d’entrer dans la clandestinité et de prendre le maquis. Elle meurt dans un combat Villasinde en mars 1949.
L’action de résistance d’Alpidia García Moral, « Maruxa » de son nom de guérilla, couvre ainsi une période qui va de la phase de solidarité avec les premiers « huidos » (1936-1942), à la collaboration avec les guérilleros de la Fédération de guérillas de Léon - Galice (1942-1946) puis avec ceux del’Ejercito guerrillero (1947-1949). Angela grandit ainsi dans un milieu de combattants et se trouve d’emblée impliquée dans des actions de solidarité etdes tâches d’agents de liaison. Le jour de ses 18 ans, elle est arrêtée et incarcérée, en tant que fille et complice d’Alpidia et des guérilleros, durant six années à travers plusieurs prisons de femmes.
Après ces années de réclusion, un mariage et une brève expérience d’immigration (en tant que « bonne à tout faire» à Paris), Angela Losada est revenue vivre dans son village natal, et dans la maison même où se sont déroulés tous les événements tragiques liés à la guérilla. Elle vit relativement isolée, mais se tient informée de l’actualité. Elle revendique une identité politique de gauche (dans sa maison de vieilles photographies de Felipe González prises à l’époque de la transition à la démocratie, ornent les murs depuis 20 ans). Elle est associée au travail de mémoire qui s’effectue à propos de la résistance armée au franquisme et en particulier à l’association Archivo Guerra y Exilio (AGE) par son amitié avec unancien guérillero Francisco Martínez López dit « El Quico » ; elle participe aussi àl’association de défense des victimes de la dictature l’Asociacíon para larecuperación de la memoria histórica ARMH1. Elle est devenue un témoin essentiel de la guérilla dans cette région du Nord-Ouest de l’Espagne et à ce titre elle est fréquemment sollicitée par les historiens et les réalisateurs en charge de la narration de son histoire.
Sujet : Losada, Angela

Rappels sur les conditions d'accès et d'utilisation des documents : Librement consultable.
La reproduction, la publication ou la citation des documents sont soumises à l’accord préalable du dépositaire ou des ayants droit par l’intermédiaire de La contemporaine.

Si vous voyez cette page, c'est probablement que vous utilisez un navigateur Web (ou une version) qui ne supporte par certaines normes Web.
Nous vous conseillons de mettre à jour votre navigateur ou de choisir un navigateur comme Firefox.
Si le problème persiste, merci de nous informer en indiquant le nom et la version de votre navigateur à : https://stp.abes.fr/node/3?origine=calames/