Calames

MMSH-PH-4783 Entretien dans le cadre de l’ANR-COLOSTRUM auprès d'une femme âgée de 21 ans ayant accouché de son premier enfant dans la ville de Phnom-Penh au Cambodge

Date : 2014-10-15
Description physique : Durée : 55 min.
Description : L'entretien a été enregistré à l’hôpital Calmette (Phnom-Penh, Cambodge) trois jours après l’accouchement d’une femme de 21 ans. La mère de l’informatrice intervient ponctuellement au cours de l’entretien. L’enquêtrice débute l'entretien en abordant le sujet de l’accès à la salle d'accouchement au père. L’informatrice explique que ce n’est pas autorisé aux hommes de la famille car les mères sont au moins deux à accoucher dans la salle de travail et donc seules les femmes de la famille sont autorisées à assister à l’accouchement. La mère raconte qu’on lui a injecté un sérum pour l’aider durant l’accouchement. L’entretien s’interrompt le temps que le personnel soignant donne des médicaments à l’informatrice. L’entretien reprend et aborde les retrouvailles mère-enfant, après l’accouchement, dans la chambre de repos. L’informatrice aborde la première tétée de son enfant le lendemain de la naissance. Elle explique qu'elle a également essayé de donner un biberon de lait du commerce à son nouveau-né mais celui-ci ne l’a pas accepté. L’informatrice explique qu’elle a donné le colostrum à son enfant. La mère a remarqué que son lait était plus abondant de jours en jours. Elle définit ce lait plus abondant par le mot en langue khmère "thla" en comparaison avec le colostrum qu’elle a trouvé plus épais, "Kabb Kabb" en langue khmère, elle le compare avec du lait concentré. L’enquêtrice aborde les particularités du colostrum avec l’informatrice. Selon elle, le colostrum et le lait maternel sont la même chose. L'informatrice ne sait pas d’où provient ce lait mais sa mère intervient dans l’entretien et explique que le lait provient des veines. L’informatrice explique qu’elle souhaite ne donner que du lait maternel à son enfant car cela permet de lui donner une bonne santé. L’informatrice raconte qu’elle a déjà entendu le mot colostrum en langue khmère ("teuk da dum do") à la télévision dans une scène qui se passait à l'hôpital. L’informatrice explique que le lait maternel est meilleur que le lait du commerce. Elle raconte que des représentants de compagnie de lait en poudre sont venus la voir dans sa chambre à la maternité et lui ont donné une boîte de lait artificiel et quelques conseils sur son utilisation. Le soir même de cette visite, elle raconte avoir essayé d’en donner à son enfant. L’enquêtrice demande par la suite les significations des croix présentes sur la porte de la chambre. La mère répond que ces croix étaient déjà présentes dans la chambre, dans la tradition Khmer, elles évitent à l’enfant de se réveiller brusquement. La mère indique également qu’elle va poser des lames dans le berceau de son enfant quand ils retourneront chez eux et elle explique la signification de cette pratique. La raison du port des bonnets et des chaussettes par les femmes qui viennent d’accouchées est également abordée. La dation du nom de l’enfant est racontée par la mère qui explique que c’est un choix avec la famille et qu’ils ont trouvé le nom avant l’accouchement. A la fin de l’entretien, l’enquêtrice discute avec la mère de l’informatrice sur l’allaitement et le colostrum. Celle-ci apporte son expérience en expliquant la tradition du grillage qui se nomme en langue khmère "Tcha-oeur pleug", qui consiste à garder le lit, avec en-dessous des braises de charbon de branches d’arbre particulier appelé "Ampil Teuk", pendant les trois jours qui suivent l’accouchement. Elle explique qu'elle devait attendre trois jours pour donner le sein à sa fille, et raconte qu’à cette époque le premier lait qualifié de "thla thla" était jeté et que l’on donnait à l’enfant de l’eau avec du sucre en attendant le lait maternel plus épais. Elle aborde aussi un remède khmer à base de "doh kum" qui favoriserait la montée de lait. La mère de l’informatrice définit la couleur du colostrum comme étant clair comme de l’eau. A la fin de l'entretien, la mère de l’informatrice explique la pratique khmère qui consiste à enterrer le placenta des nouveau-nés.
Ancienne cote : CA/ENTME/008/A
Caractéristiques matérielles et contraintes techniques : Qualité sonore de l'enregistrement : Mauvais
Reproduction(s) numérique(s) : Numérisation disponible en ligne
Reproduction(s) numérique(s) : Numérisation disponible en ligne
Auteur : 1237
Sujet : Biberons
Relations sage-femme-patient
Médias audiovisuels publics
Médias et publicité
Médecine et ésotérisme
Placenta

Rappels sur les conditions d'accès et d'utilisation des documents : Documents administratifs librement communicables (Code du Patrimoine, art. L. 213-1)
Un contrat a été signé avec chaque informateur/trice (excepté pour un entretien qui a été interrompu). Un contrat est en cours de signature avec l’enquêtrice et la traductrice

Si vous voyez cette page, c'est probablement que vous utilisez un navigateur Web (ou une version) qui ne supporte par certaines normes Web.
Nous vous conseillons de mettre à jour votre navigateur ou de choisir un navigateur comme Firefox.
Si le problème persiste, merci de nous informer en indiquant le nom et la version de votre navigateur à : https://stp.abes.fr/node/3?origine=calames/