Calames

MMSH-PH-4955 Entretien dans le cadre de l’ANR-COLOSTRUM auprès d’une femme âgée de 32 ans mère de trois enfants dans la commune de Francfort-sur-le-Main en Allemagne

Date : 2015-12-14
Description physique : Durée : 60 min.
Description : L’enquêtrice demande le consentement à l’informatrice d’enregistrer et de diffuser l’entretien et celle-ci accepte. La mère interrogée, assistante médicale, 32 ans, vient de mettre au monde son troisième enfant. Mariée, elle un fils âgé de sept ans, une fille de trois ans et viens d’accoucher d’une autre fille et s’est arrêtée de travailler pour cette troisième grossesse qui s’est très bien déroulée. Elle déclare avoir suivi un cours de préparation à l'accouchement pour la première et la deuxième grossesse (dans une maison de naissance à Jugenheim à OSAN). Le dernier accouchement fut pénible et plus intensif, parce que l´enfant était mal positionné et qu’elle avait de l’appréhension par rapport aux incisions qui avaient dues être pratiquées précédemment, mais le faible poids de l’enfant (2,3 kg) a fait en sorte que l´accouchement s’est effectué par voie naturelle sans péridurale. Le contact peau à peau s’est fait très vite après et elle est restée ainsi un long moment. L’enfant a été placé tout naturellement au sein car il n´y avait pas la nécessité de chercher un conseiller en allaitement ou une sage-femme. Au début, elle était faible et ça ne marchait pas parce qu´elle était aussi petite et chétive. Elle n´avait pas de fortes mâchoires et cela a fait qu´il fallait procéder par l'alimentation au doigt au début et aussi il a fallu tirer le lait. La précédente enfant avait été allaitée jusqu'à deux ans et elle avait eu des difficultés à tirer son lait. Concernant l’évacuation du méconium, le nourrisson a commencé à déféquer pendant l’accouchement. Elle raconte la disparition à sept mois d’un enfant dans sa famille proche et reconnait avoir paniqué à l´idée que cela puisse lui arriver et cela l´a poussé à allaiter assez longtemps son deuxième enfant. Elle dit avoir sevré le premier enfant parce qu’elle souffrait et aussi parce qu’elle était enceinte du deuxième. A la question de l’enquêtrice sur le cordon ombilical, elle précise que c´est son compagnon qui a coupé le cordon pour le premier, chez la deuxième il n'est pas venu à temps. Concernant l’allaitement, la mère explique son ressenti et déclare que, pour elle, il ne s'agit pas de simplement accrocher les enfants au sein : c'est aussi une transmission d'amour, associée à un sentiment de sécurité. Pour ce qui est du rythme d’allaitement, elle lui donne le sein toutes les trois heures pour maintenir un poids correct, et nourrit sa fille à la demande. Elle précise également que, même si elle est déjà expérimentée, elle apprécie la présence d’une conseillère en allaitement. En ce qui concerne le premier lait, le colostrum, la mère explique sa peur de ne peut pas nourrir suffisamment l'enfant et que sans doute c’est ce qui amène les mères à allaiter et à nourrir les enfants avec de l´alimentation complémentaire. Elle décrit ensuite son aspect, sa texture, claire et jaune et sait que c’est exactement ce dont a besoin son enfant à cette période de sa vie, et que ce lait est plus nourrissant et plus riche. Elle exprime ensuite les modifications psychologiques qu’engendre le fait de « créer » un enfant, et cette sensation de n’être plus soi. Quant à la question de l’allaitement en extérieur, elle déplore le fait que la poitrine soit considérée encore comme « objet sexuel » mais dit n’avoir aucune retenue pour allaiter dans des lieux publics. A la question de l’enquêtrice sur la voie que le lait emprunte pour arriver aux seins où même son lieu de création, la mère n’a pas d’explication. Pour ce qui est du sommeil de l’enfant elle déclare posséder un lit familial pour ne pas avoir à déranger les autres en se réveillant en milieu de la nuit pour rejoindre l’enfant mais aussi le fait de préférer avoir l´enfant près de soi par sécurité. L’enquêtrice revient sur le thème de la mort subite des enfants et demande si elle a cherché à approfondir ses connaissances en la matière après l'avoir vécu dans sa famille, La mère répond qu’elle a eu effectivement peur que cela arrive pour des questions génétiques et s’est donnée les moyens pour s´épargner cela en couchant son enfant près d’elle. Pour en revenir à l’allaitement, elle pense allaiter aussi longtemps que cela lui plaira. Côté travail, elle s’arrête jusqu'au trois ans de l’enfant, l’âge auquel il rentre en maternelle. Concernant le portage, la mère préfère utiliser un porte-bébé car en portant l´enfant devant, elle peut le voir et l´embrasser sans difficultés. La dernière question porte sur le rapprochement lié à l’allaitement et l’enquêtrice demande si le fait qu’il n’y ait pas de lien physique et nourricier entre un père et son enfant est un handicap au rapprochement ou au tissage de liens affectifs. La mère pense que cela n’a pas d’incidence car le père a sa part d’échanges affectifs avec l’enfant et gère la garde et les soins de l’enfant la nuit. L’entretien se termine sur des remerciements.
Ancienne cote : AL_ENTME_016
Caractéristiques matérielles et contraintes techniques : Qualité sonore de l'enregistrement : Moyen
Reproduction(s) numérique(s) : Numérisation disponible en ligne
Reproduction(s) numérique(s) : Numérisation disponible en ligne
Auteur : 1392
Sujet : Cordon ombilical
Méconium
Nourrissons -- Sevrage

Rappels sur les conditions d'accès et d'utilisation des documents : Documents administratifs librement communicables (Code du Patrimoine, art. L. 213-1)
Une demande d'autorisation d'enregistrement est passé entre l'informateur/trice au début de chaque entretien

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