Calames

23 AV 11 1 Témoignage d'un ancien agent de maîtrise dans la construction navale à Marseille, qui a débuté sa carrière en 1940, à propos de ses différents emplois aux Établissements Paul Duclos, à Terrin Technique Industrie, aux Ateliers de la Méditerranée et à la Fonderie Phocéenne

Date : 2015-06-16
Description physique : 2h 13min.
Description : L’informateur est né le 15 janvier 1927, à Marseille. Il aborde son enfance, marquée par la Seconde Guerre mondiale et explique qu’il est rentré dans une école pour apprendre le métier d’ajusteur. Il rentre aux Etablissements Paul Duclos en 1942, qui se trouvaient dans le quartier du Canet (1 min). Cette entreprise, dans le secteur de la construction mécanique, produisait tous les auxiliaires marines tels que des grues, treuils, cabestans, guindeaux, appareils à gouverner, frigos. Il raconte qu'elle a été réquisitionnée par les Allemands afin que les employés de l’usine fabriquent des obus et des canons à longue portée (4 min). L’informateur explique les différents postes qu’il a occupés, en commençant par ouvrier pour terminer sa carrière en tant qu’agent de maîtrise. Au fil des années, il s’est spécialisé comme frigoriste. Il intervenait autant sur les bateaux qu’à terre et a fait de nombreux déplacements pendant ses dix-sept années de carrière. Il intervenait en tant que chef-monteur et on lui fournissait une équipe de chaudronnier, tuyauteur, soudeur (8 min). L’informateur revient ensuite sur son apprentissage en tant qu’ouvrier-frigoriste, qui consistait à faire du montage, de l’ajustage et l’essai des pièces (13 min). Il décrit la très bonne ambiance à ce poste, ils étaient une trentaine d’employés dans son équipe, beaucoup de jeunes, solidaires entre eux pour s’aider à accomplir le travail (19 min). Il raconte comment il s’est petit à petit spécialisé dans le frigorifique et parle de sa première expérience de frigoriste dans une chocolaterie près de la Place d’Aix (27 min). Quand Terrin Technique Industrie rachète les Etablissements Paul Duclos, l’informateur est déjà agent de maîtrise. Il suit alors tous les trois mois des formations sur l’organisation du travail, le relationnel. Il évoque ensuite les raisons de la fermeture des Etablissements Paul Duclos (32 min). L’informateur témoigne du grand réseau de la réparation navale. Il n’a jamais connu de périodes de chômage car les employés des différentes entreprises de la réparation navale se connaissent par le bouche à oreille. Il aborde ensuite les conditions de travail dans l’atelier, les nombreuses heures travaillées (38 min). Il témoigne de la modernisation qu’il a connue dans son travail par l’achat de machines-outils plus performantes (45 min) et parle des échanges et de l’écoute entre le bureau d’étude et l’atelier (50 min). Il explique les différences dans la manière de travailler entre Terrin Technique Industrie et les Etablissements Paul Duclos, puis aborde les nombreuses grèves qu’il a connues et donne sa vision des choses. Il explique que tous les employés de l’usine habitaient dans le 15e arrondissement et qu’après la fermeture des différentes entreprises de la réparation navale, il a vécu l’appauvrissement des Quartiers nord (53 min). L’informateur parle ensuite de son expérience aux Ateliers de la Méditerranée comme chef d’équipe, où il a eu l’occasion de constituer son équipe et d’installer un atelier pour le montage de matériel hydraulique pour les sous-marins et la marine nationale (01 h). Il raconte les formations qu’il a données aux jeunes employés qui rentraient aux Ateliers de la Méditerranée, son envie de transmettre, la manière de s’y prendre. Il parle aussi du peu de considération envers les stagiaires de la part de l’entreprise, chose qu’il avait du mal à accepter (01 h 15 min). L’ambiance aux Ateliers de la Méditerranée était différente des Établissements Paul Duclos, il y avait moins de camaraderie. Une distinction était faîte entre les employés qui venaient des Établissements Paul Duclos et les autres. Il explique que tous les corps de métiers travaillaient dans un même espace, ce qui ne facilitait pas le rapport entre les employés (01 h 26 min). Il parle ensuite de la fermeture des Ateliers de la Méditerranée qui l’a amené à créer un atelier à Fos-sur-Mer, avec cinq personnes issues de cette entreprise et cela grâce à des capitaux de la Fonderie Phocéenne. Ils faisaient du montage de pièces de rechange pour la marine nationale. Cette expérience a durée six mois, après cela un atelier mécano-hydraulique a été installé dans le quartier du Canet, dépendant toujours de la Fonderie Phocéenne mais complètement indépendant (01 h 32 min). Pour finir, l’informateur relate une anecdote lors d’une fête de Noël chez Terrin Technique Industrie, pour évoquer le prestige de l’entreprise (02 h 08 min).
Ancienne cote : MMSH-PH-5141
Caractéristiques matérielles et contraintes techniques : qualité sonore de l'enregistrement : très bon
Conditions d'utilisation : Consultation libre et réutilisation non commerciale autorisée
Documents en relation : Un historique de la Société des Ateliers Terrin et un relevé des sources d'archives y ayant trait sont disponible à l'adresse :
Reproduction(s) numérique(s) : Document numérisé disponible en ligne :
Auteur : Obier, Robert
Sujet : Marseille (Bouches-du-Rhône) -- Arrondissement (14e)
Ateliers de construction mécanique
Terrin (famille)
Navires -- Entretien et réparations
Marseille (Bouches-du-Rhône) -- Arrondissement (15e)
Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)
Guerre mondiale (1939-1945)
Lieu de production : Marseille (Bouches-du-Rhône)

Si vous voyez cette page, c'est probablement que vous utilisez un navigateur Web (ou une version) qui ne supporte par certaines normes Web.
Nous vous conseillons de mettre à jour votre navigateur ou de choisir un navigateur comme Firefox.
Si le problème persiste, merci de nous informer en indiquant le nom et la version de votre navigateur à : https://stp.abes.fr/node/3?origine=calames/