Calames

MMSH-PH-2469 Entretien auprès d'un pêcheur des Salins d'Hyères sur les crustacés, les mollusques et les végétaux de la rade des Salins

Date : 2001-02-14
Description physique : 1 cass. 1h34min.
Description : Annie-Hélène Dufour s’entretient une nouvelle fois auprès de Roger Saragossa, pêcheur aux Salins-d’Hyères. A partir de photographies présentées par l’enquêtrice, les interlocuteurs parlent d’abord des diverses sortes de crustacés qui existent dans la rade des Salins, en commençant par les différentes espèces de crevettes : la “carapacé”, la langoustine, l’arlequin, le homard, la crevette rose (aussi appelée “femmelette” par l’informateur), la crevette verte (ou “cambaro”). Selon l’informateur, la crevette rose peut parfois atteindre la taille d’une crevette verte et alors sa couleur est plutôt marron. Selon lui encore, il manque sur les photos une sorte de crevette qui s’appelle la “mante”, connue mais peu fréquemment rencontrée. M. Saragossa évoque le petit “maché” qu’il pense être le petit du homard. Il ne considère cependant pas que le homard et la crevette soient de la même famille, même s’il les range ensemble. Il identifie encore d’autres crustacées : la langouste, le crabe, la cigale et le cigalon (à classer avec le homard), l’esquinade. Sur d’autres photos, il identifie des “coumes” : la punaise rouge, la punaise grise, le punaison, le “dormeur”, toutes sortes de petits crustacés du bord ou de la bronde. Selon l’informateur, un crabe n’est pas représenté : le “gros poilu”, ou “vert”, qu’on trouve aussi dans les marais. Il cite encore le “ramondeur”, le “phare varois”, le crabe gris, le “petit poilu”. L’entretien, en suivant les photos, aborde ensuite le thème des coquillages : “l’oreille de saint Pierre”, que l’informateur dit ne pas connaître, l’arapède, les piades, la porcelaine. Toutefois, à propos des coquillages, l’informateur reconnaît ne pas connaître les noms de tous, bien qu’il les ait déjà vus fréquemment. Quand 18 heures sonnent (minute 32 de l’enregistrement), M. Saragossa “chasse” Annie-Hélène de chez lui. L’entretien reprend ensuite, probablement le lendemain. La conversation porte à nouveau sur les coquillages : nacre, coquille Saint-Jacques, huître “pied-de-cheval” (que l’informateur ne connaissait pas). Les interlocuteurs parlent d’autres mollusques : les limaces de mer (que les pêcheurs rejettent à la mer s’il leur arrive d’en prendre dans leurs filets), le “luti” qui est le terme local pour désigner le calamar (à ce propos, l’informateur explique la différence entre le calamar et l’encornet), la seiche ou “supie”, la “testoune” qui est la petite seiche, la sepiole, le poulpe, la pieuvre (qui, selon le père de l’informateur, a sept pattes, contrairement au poulpe qui en a huit), les gattes, les méduses, un autre animal que le père de l’informateur appelait le “sproume”, très urticant. L’entretien porte enfin sur les animaux ou végétaux qui tapissent les fonds marins : la madrépore ou “faux corail”, les différentes sortes de gorgone, les “tubes” comme les appelle l’informateur, l’anémone (ou “rastègue”), la fougère, le raisin, le pompon, les chiques, les “tomates” qui sont des végétaux collés sur les rochers et que l’on mettait dans la bouillabaisse avant leur disparition de la rade (l’informateur donne l’appellation locale des tomates qui veut dire “cul de l’âne” en provençal), le violet appelé localement “vitché”, la fausse éponge, l’orange de mer, désormais absente de la rade, tout comme la “laitue” qui servait auparavant à conserver les poissons au frais sur les marchés. Selon l’informateur, la pêche aux oursins est un bon moyen de voir l’évolution de la composition du bord. Les interlocuteurs évoquent encore la bruyère de mer, la dentelle, la mouffe, la “langue de boeuf” ou “champignon”, la posidonie. L’enregistrement est coupé avant la fin de l’entretien.
Ancienne cote : F2566
Documents en relation : Les documents iconographiques évoqués lors de l'entretien pour l'identification des espèces sous-marines se trouvent dans le document coté AHD-2-P-05. Ils ont été numérisés et mis en ligne.
Sujet : Les Salins-d'Hyères (Var)
Crevettes
Crustacés
Plantes marines
Comportement solidaire
Lieu de production : Les Salins-d'Hyères (Var)

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