Calames

MMSH-PH-3249 Enregistrement d’une conférence au début des années 1980 tenue par des Frères musulmans portant sur le mouvement islamique en Syrie

Langue : arabe
Description physique : 1 cass. 1h 27 min.
Description : La nature du document n’est pas clairement identifiée dans la mesure où le lieu et la date de l’enregistrement ne sont pas précisés sur le support original, de même que l’auteur de l’enregistrement (ami ou collègue de Michel Seurat, d’après ce qui est inscrit sur le support original) n’est pas identifié. La conférence, durant laquelle s’expriment plusieurs intervenants, dont au moins un Jordanien, porte sur les Frères musulmans et le jihad en Syrie dans le début des années 1980. Les intervenants évoquent la répression des Frères musulmans en Syrie et accusent Hafez al-Assad de coopérer avec Israël et d’être à l’origine de la perte du Golan. En ce qui concerne la “révolution islamique”, elle doit, selon eux, partir de Syrie (où elle a d’ailleurs déjà débuté trois années auparavant). A cet égard, ils rappellent que le jihad est une des bases du mouvement islamique depuis sa mise en place par Hassan al-Banna, et que les Frères musulmans ont ainsi toujours lutté contre l’occupation étrangère (en 1945 contre les Français en Syrie, en 1948 en Palestine, terre arabe islamique). Les intervenants évoquent ensuite l’arrivée de la “secte (taïfa) gouvernante” au pouvoir, puis le début des violentes attaques du régime contre la Umma (la communauté des musulmans) à partir de 1976. Selon eux, les Frères musulmans s’étaient déjà préparé au jihad en 1964-1965 à Homs, Hama et Damas. D’après les intervenants, à partir de 1976, le régime a renforcé sa base sectaire au sein de l’armée, et les affrontements entre les combattants du jihad (mujahidin) et le régime syrien sont devenus de plus en plus violents. Ils accusent les grandes puissances (Russie, Etats-Unis et Israël) de soutenir le régime dans le massacre des Musulmans. D’ailleurs, selon eux, le régime syrien a tué plus de Palestiniens que ne l’a fait Israël. La conférence aborde ensuite la question de la position de l’Iran par rapport à la révolution islamique en Syrie et du régime syrien. Selon les intervenants, la révolution iranienne, bien que largement saluée à ses débuts, a commis beaucoup d’erreurs dont la plus grave était le soutien au régime syrien. Ils s’interrogent quant à la cohérence d’un tel soutien, puisqu’en effet, il n’y a aucune ressemblance entre les deux régimes syrien et iranien (l’un est islamique tandis que l’autre est laïc). Les intervenants traitent aussi beaucoup de la question du martyre dans le cadre du jihad. Quant à leurs relations avec “l’Organisation de la libération” (probablement l’Organisation de libération de la Palestine), ils rappellent que les Frères musulmans ont toujours participé à la vie politique et ont veillé à entretenir de bonnes relations avec tout le monde. Ils insistent par ailleurs sur le fait que la révolution islamique en Syrie n’est pas une révolution “locale” mais bien une révolution mondiale, à laquelle tous les Musulmans sont invités à participer. Par la suite, sur la proposition d’un autre participant, un homme entonne l’hymne (nashîd) “J’ai juré ô mon âme” (Aqsamtu ya nafsi) du poète et compagnon du prophète de l'Islam Abdallah ibn Rawaha. Un des conférencier fait le rapprochement entre le combat des mujahidin en Afghanistan et le jihad en Syrie. Puis, pendant six minutes environ, l’enregistrement devient inaudible. Un autre intervenant dénonce ensuite le silence des médias et de la communauté internationale (y compris les dirigeants musulmans) à propos des massacres qui sont commis par le régime syrien, avec l’appui de l’Union soviétique. Selon lui, la stratégie militaire de la révolution islamique consiste en l’enrôlement de tous les Musulmans, hommes et femmes, pour défendre leur terre et leur religion. Il proclame la fin de l’ère de l’oppression à l’encontre des Musulmans et appelle au martyre en Syrie, en rappelant que le jihad est une des “portes du Paradis” (bâb al-janna). Il met aussi en garde les dirigeants des grandes puissances qui s’associent aujourd’hui aux tyrans, sans mesurer les conséquences que cela pourrait avoir sur leurs relations futures avec les peuples opprimés. Selon lui, il ne s’agit pas de la révolution des travailleurs ou de celle des paysans, mais bien celle du peuple entier. Un autre intervenant remet en question le terme de “révolution” qui rappelle trop la révolution de 1952 en Egypte. Sont aussi évoqués l’attentat d’al-Azbakiyah à Damas (probablement l'attentat du 29 novembre 1981) par les Frères musulmans et la répression menée Rifaat al-Assad à Hama, Alep et Damas.
Ancienne cote : F2968
Sujet : Ǧamāʿaẗ al-Iẖwān al-muslimīn
Islamisme
Djihad
Répression politique
Assad, Hafez el- (1930-2000)
Golan (plateau)
Bannā, Ḥasan al- (1906-1949)
Anti-impérialisme
Homs (Syrie)
Hamā (Syrie)
Damas (Syrie)
Iran -- 1978-1979 (Révolution)
Martyrs musulmans
Al Fath
Afghanistan
Massacres -- Syrie
Hamā, Massacre de (1982)

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