Calames

MMSH-PH-3254 Enregistrement d’une lecture d’un texte d’Ahmad Mhaffal sur l’histoire du parti communiste syrien, régulièrement ponctuée par des critiques à l'égard de Khaled Bakdash

Langue : arabe
Description physique : 1 cass. 50 min.
Description : Michel Seurat enregistre une réunion durant laquelle un intervenant lit un texte, d'Ahmad Mhaffal d’après ce qui est écrit sur le support original, sur l’histoire du parti communiste syrien. Il s’agit du deuxième volet d’une réunion déjà tenue sur ce thème, et dont l’enregistrement se trouve aussi au sein du fonds Michel Seurat (voir MMSH-PH-3258). Tout au long de son intervention, le lecteur commente le texte en marquant sa réprobation vis-à-vis des agissements de Khaled Bakdash. Dans son texte, Ahmad Mhaffal commence par rappeler que le parti avait pris pour but dès sa création non seulement le combat pour les revendications des masses et les libertés démocratiques, mais aussi l’évacuation des troupes françaises en Syrie. Le texte évoque un projet de défense commune entre certains pays arabes et musulmans et le Royaume-Uni, visant à contrecarrer l’influence de l’Union soviétique. Selon Mhaffal, le parti communiste syrien avait mis en garde contre le danger que représentait un tel projet pour la Syrie et pour l’ensemble des mouvements de libération arabes, tandis que les Etats-Unis commençaient à définir leur politique de domination sur le Proche-Orient et le Moyen-Orient. L’auteur raconte que le parti s’était à l’époque beaucoup développé, intégrant des intellectuels et des ouvriers en son sein. Il évoque aussi le rôle des syndicats et la dissolution des organisations professionnelles et étudiantes. Selon Mhaffal, le parti désirait, à la fin des années 1940, se rapprocher du milieu paysan, mais souffrait d’une absence d’étude scientifique sur la situation agricole, empêchant les liens entre le parti et les paysans de se développer. Le texte aborde ensuite la question palestinienne et les erreurs de jugements commises sur le sujet par Khaled Bakdash, qui avait finalement approuvé le projet de division (taqsîm) de la Palestine (se rangeant ainsi derrière l’URSS), malgré l’opposition massive du parti. Le texte raconte que dans ce contexte, le parti a commencé à s’effriter, et que Bakdash a alors déménagé au Liban. Il évoque ensuite l’accord “Tapline” signé par la Syrie en 1949 avec les Etats-Unis, qui étaient désireux de contrer l’influence britannique dans le pays, et les manifestations populaires soutenues par le parti à l’encontre du projet. Selon Mhaffal, cet accord a été rendu possible par le coup d’Etat de Hosni Zaïm, contre lequel le parti avait d’ailleurs toujours résisté. Il raconte aussi qu’au renversement du régime de Hosni Zaïm le 14 août 1949, l’accord Tapline a été suspendu. Le texte mentionne ensuite la publication d’un communiqué (bayân) commun par les trois pays “colonisateurs” (Etats-Unis, Royaume-Uni et France) le 25 avril 1950 prévoyant l’harmonisation de leurs politiques envers les pays arabes et Israël ainsi que le droit d’intervenir militairement dans la région si besoin. Est évoqué aussi un projet de défense commune à visée “impérialiste” au début des années 1950, qui avait suscité la vive opposition du parti et celle de l’Union soviétique, qui s’était prononcée pour la souveraineté nationale des peuples arabes. Le texte traite ensuite de la question du coup d’Etat mené par Chichakli, contre lequel le parti a toujours combattu en menant secrètement ses activités politiques. Il évoque par ailleurs la mise en place d’un “régime parlementaire bourgeois” en août 1954, et l’élection de Khaled Bakdash au Parlement syrien. Le texte raconte la crise qu’a traversée le parti, crise due notamment à la mainmise personnelle de Bakdash sur le parti. Toutefois, le parti publie en avril 1956 un communiqué dans lequel il précise son soutien à la cause palestinienne et à l’unité arabe, qu’il considère comme une nécessité absolue pour se battre contre les projets “impérialistes”, et ce malgré les idées de Bakdash à cet égard. Le texte raconte que Bakdash a décidé tout seul de quitter la Syrie quelques jours avant la réunion du Parlement alors qu’il devait voter au nom du parti pour l’unité syro-égyptienne. Par ailleurs, Khaled Bakdash se serait aussi rendu à une réunion du parti communiste bulgare sans consulter le comité central du parti syrien, et à son retour à Damas, il aurait encouragé l’opposition à la République arabe unie. En fait, d’après Mhaffal et le lecteur du texte, tous les agissements de Bakdash menaçaient l’unité du parti. Après la chute de la République arabe unie en 1961, il était donc nécessaire de prendre des mesures radicales pour réformer le parti.
Ancienne cote : F2973
Sujet : Partis communistes
Partis politiques -- Histoire
Revendications
Droits de l'homme
URSS
Conflit israélo-arabe
Nationalisme -- Pays arabes
République arabe unie (1958-1961)
Anti-impérialisme - Marxisme

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