Calames

MMSH-PH-3258 Enregistrement d’une lecture d’un texte d’Ahmad Mhaffal sur l’histoire du parti communiste syrien, des années 1910 aux années 1940

Date : 1980
Langue : arabe
Description physique : 1 cass. 1h 31 min.
Description : Michel Seurat enregistre une conférence durant laquelle un homme non identifié lit un texte, de Ahmad Mhaffal d’après ce qui est écrit sur le support original, sur l’histoire du parti communiste syrien. Il s’agit de la première partie de la conférence. L’enregistrement de la seconde partie se trouve aussi au sein du fonds Michel Seurat (voir MMSH-PH-3254). La conférence tourne autour de la première période du parti communiste, de ses origines dans les années 1910 aux années 1940. Mhaffal raconte qu’au retrait des troupes ottomanes de Syrie en 1918, il n’existait en Syrie aucun parti politique organisé. Il évoque l’organisation du premier congrès des peuples de l’Orient à Bakou en 1920, qui avait affirmé son opposition à l’impérialisme et au capitalisme. Il évoque aussi le soutien de Lénine à la révolte menée par Ibrahim Hananou en Syrie en 1919-1920. Selon Mhaffal, les idées socialistes et communistes ont commencé à s’implanter au Liban et en Syrie avant la mise en place d’un parti communiste organisé, comme en témoignent les articles publiés par Iskander al-Riyashi et Ibrahim Yazbek. Mhaffal raconte aussi qu’au 1er mai 1923, les travailleurs libanais ont célébré pour la première fois la fête du travail. Il évoque ensuite la rencontre entre Yazbek et Fouad al-Chamali en 1924 visant à la mise en place d’un “parti du peuple libanais”, regroupant initialement quatre travailleurs (dont Chamali) et un intellectuel (Yazbek, nommé secrétaire du parti). Dès le début, les membres du parti ont tenu à marquer leur indépendance vis-à-vis du parti communiste palestinien de Joseph Berger-Birzilai, fondé en 1919 par des immigrés juifs. Mhaffal raconte qu’il existait par ailleurs au Liban et en Syrie un groupe de jeunes Arméniens d’orientation communiste, “Chabiba Spartak”, avec qui le jeune “parti du peuple libanais” avait commencé à travailler. Il évoque aussi la création de la première revue communiste libanaise par Yazbek et Chamali sous le titre “al-Insaniyya” (L’humanité), promouvant le combat des peuples arabes contre l’occupation étrangère. A la même époque, le parti prend contact avec le parti communiste français. Mhaffal raconte que finalement, Chabiba Spartak et le Parti du peuple libanais ont fondé ensemble en 1925 le “comité central du parti communiste au Liban et en Syrie”. Il évoque ensuite le soutien immédiat du parti à la manifestation des locataires à Beyrouth et à la Grande révolte syrienne (al-thawra al-suriyya al-kubra) à partir de juillet 1925, toute deux réprimées par l’armée française. Il raconte que durant la Grande révolte, des membres du parti ont été arrêtés et jetés en prison, où ils ont commencé à écrire le journal La nouvelle Bastille. Il évoque aussi la troisième conférence du parti en 1928, durant laquelle le comité central a souhaité préciser l’organisation du parti et de ses différentes branches au Liban et en Syrie (il précise à cet égard que Khaled Bakdash a rejoint celle de Damas en 1930). Il raconte qu’à l’époque, le parti a adopté une ligne “nationale” (wataniyya), que Bakdash souhaitait d’ailleurs abandonner au profit d’un plus grand “cosmopolitisme” (laqawmiyya). Le parti prend alors le simple nom de “parti communiste syrien”, appelle à l’unité syrienne (c’est-à-dire syro-libanaise) et revendique l’application d’une constitution prévoyant l’unité syrienne, la formation d’une armée nationale, la possibilité de se retirer des accords internationaux et le droit de représentation diplomatique. Mhaffal raconte que dès 1930, le parti commence à être bien organisé et à travailler efficacement sur le plan politique, dans tous les coins de la Syrie, parmi les travailleurs et les intellectuels. Il raconte aussi que le parti publie son programme en 1931 sous le titre “pourquoi le parti communiste syrien se bat-il ?”, dans lequel il allie la lutte contre le capitalisme à la lutte contre l’occupation française, et où il revendique entre autre l’égalité homme-femme et la mise en place d’écoles et d’hôpitaux. La même année, le parti publie un autre document sous le titre “les responsabilités des communistes dans le mouvement nationaliste arabe”, dans lequel il présente le nationalisme arabe comme quelque chose de nécessaire pour combattre l’impérialisme mondial. Mhaffal évoque aussi la nomination de Khaled Bakdash comme secrétaire du parti en 1933. Il revient ensuite sur l’arrivée du Front populaire en France en mai 1936, événement qui a stimulé le travail du parti. Il raconte que dans ce contexte, une délégation syrienne à Paris a pu négocier avec le nouveau gouvernement français, entraînant l’élection de Hachim al-Atassi (membre du Bloc national) comme président de la République syrienne. Toutefois, Mhaffal raconte que les occupants français ont rapidement recommencé à exciter les minorités ethniques contre le gouvernement national en Syrie. Selon Mhaffal, Khaled Bakdash a fait l’erreur de soutenir malgré tout le gouvernement français, sous prétexte que ce dernier était contre le fascisme. Mhaffal revient ensuite sur le déroulement de la seconde guerre mondiale, la campagne de Syrie de juin 1941 durant laquelle se sont affrontées les armées alliées et le régime vichyste, et le mouvement indépendantiste durant cette période. Il évoque ensuite la séparation en 1944 du parti communiste libanais et du parti communiste syrien, qui s’est trouvé sous influence de la vision “cosmopolite” de Khaled Bakdash. Mhaffal revient aussi sur l’évacuation des troupes françaises. L’enregistrement s’arrête avant que la lecture ne soit terminée.
Ancienne cote : F2977
Sujet : Partis communistes
Partis politiques -- Histoire
Congrès des peuples de l'Orient (01 ; 1920 ; Bakou)
Anti-impérialisme
Socialisme
Presse communiste
Parti communiste français
Nationalisme -- Pays arabes
France -- 1936-1938 (Front populaire)
Guerre mondiale (1939-1945)
Parti communiste libanais

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