Calames

CNRS IHTP ARC 114 « Journal d’occupation parisienne, 1940-1944 », suivi d’extraits du « Journal de Charles Peynaud pendant la guerre de 1939-1945 », beau-père de Gilbert Vial

Date : 2003
Date : 10 mai 1940 au 23 décembre 1944
Description physique : 219 p. + 48 p. d’annexes dans lesquelles ont été saisies les coupures de presse illustrant certaines informations consignées dans le Journal.
Description :
Journal d’occupation parisienne, 1940-1944 :
Ce journal, quatre cahiers au total, a été dactylographié en 2003 par Marie-Cécile Vial, fille de Gilbert Vial, qu’elle a retranscrit fidèlement en apportant ponctuellement quelques compléments d’information ou de témoignage qu’elle a jugé nécessaires (phrases écrites en italique mises entre parenthèses et placées en fin de paragraphe). Elle l’a complété par une biographie de son père, placée en tête du manuscrit, dans laquelle on trouve, entre autres, des informations intéressantes sur les conditions particulières d’écriture de ce journal notamment sur la provenance de certaines sources (évidemment non mentionnée dans le texte) et qui, selon elle serait en relation directe avec son activité professionnelle tant à l’Institut prophylactique situé rue d’Assas qu’auprès de sa clientèle privée.
Gilbert Vial était médecin à Paris pendant la période de l’Occupation mais son témoignage ne concerne nullement son activité professionnelle (à une ou deux exceptions près et de façon très brève, par exemple du 10 avril au 16 avril 1940 où on remarque quelques interruptions dans la tenue du journal, certainement dues à un emploi du temps professionnel chargé « depuis une semaine j’ai eu du travail et n’ai pu inscrire ce qui me passait par la tête » p. 49), il est entièrement consacré à la politique intérieure française et à la vie quotidienne à Paris, aux évènements mondiaux et aux opérations militaires ainsi qu’aux enjeux stratégiques des pays engagés dans le conflit mondial.
Ce journal tenu quasiment au jour le jour du 10 mai 1940 au 23 décembre 1944, s’apparente plutôt à une chronique, voire à la réflexion d’un intellectuel (fréquentes références littéraires et historiques) se tenant informé par une lecture régulière de la presse, ayant quelques relations dans les milieux politique et économique (le terme « tuyau » est souvent employé) et attentif aux rumeurs.
C’est le témoignage d’un homme de droite, acquis aux principes de la Révolution nationale, et ce fil rouge est présent tout au long du manuscrit bien que l’on sente un infléchissement de ses certitudes au fur et à mesure du déroulement des événements. L’auteur analyse la situation en fonction de ses convictions personnelles et des valeurs auxquelles il adhère et c’est un des grands intérêts de ce Journal, représentatif d’une partie de l’opinion publique française de cette époque.
Tous les aspects et événements de la vie intérieure française sont évoqués et commentés avec précision (le gouvernement de Vichy, les décisions prises, le personnel politique, l’occupation allemande....). Les faits qui se déroulent à Paris, ainsi que les conditions de vie des parisiens sont largement développés. On trouve ainsi des informations sur le sort des juifs, la vie quotidienne, les restrictions alimentaires (avec des données chiffrées), les attentats contre les militaires allemands et les représailles qui s’en suivent avec l’exécution des otages, l’action de la police française, le recensement de jeunes hommes et le STO, le retour des prisonniers, les bombardements dans la région parisienne - mais aussi dans les autres grandes villes françaises - accompagnés du nombre des victimes...... Si le débarquement du 6 juin 1944 est commenté, les informations les plus intéressantes sont celles consignées les jours précédents et celles de l’après jour J.
La situation internationale occupe une place importante dans cette chronique, elle est amplement décrite et commentée, non seulement le terrain Européen (particulièrement le front de l’Est à partir de 1942) mais aussi toutes les opérations se déroulant en Afrique, Asie et Moyen-Orient (notamment pour ce dernier en liaison avec la question du pétrole). Les incidences économiques de la guerre sont aussi très présentes.
On observe également un grand intérêt pour les moyens mis en oeuvre et particulièrement pour tous les aspects technique et mécanique de la guerre : avec des données chiffrées précises, commentées avec beaucoup de minutie entre autres : les tonnes marchandes coulées le plus souvent dans une comparaison Allemagne-Angleterre (la guerre maritime le préoccupe particulièrement : « c’est la clé de la guerre »), le nombre d’avions dans les deux camps ainsi que le chiffrage des appareils abattus, idem pour les sous-marins, les bombardements...
De fréquentes informations sont également données sur le bilan humain de la guerre : aussi bien les pertes humaines des combattants sur les différents fronts que les victimes civiles des bombardements (France, Angleterre, Allemagne...), le nombre des prisonniers de guerre de toute nationalité etc...
A titre de spécimen sur le travail d’écriture : photocopie de quelques pages manuscrites du Journal original.
Description : Extraits du « Journal de Charles Peynaud pendant la guerre de 1939-1945 »: Huit pages d’extraits sélectionnés par Marie-Cécile Vial, qui couvrent les années 1938-1944. Les écrits, au jour le jour, suivants sont à signaler : du 9 avril au 6 septembre 1940, l’exode ; du 6 avril au 16 septembre 1943, les bombardements sur Paris ; et ceux du 18 au 28 août 1944, la Libération de Paris.
Producteur du fonds ou collectionneur : Vial, Gilbert (1906-1975)
Producteur du fonds ou collectionneur : Charles Peynaud
Vial, Gilbert (1906-1975)
Sujet : occupation
Paris
Occupation
Libération de Paris

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