Calames

CNRS IHTP ARC 134 Mémoires de Guerre, 13 mai 1941-août 1945

Date : 1982
Description physique : 107 pages.
Description :
Témoignage dactylographié de 107 pages, composé de 11 chapitres, rédigé en 1982. Deux grandes parties se distinguent : - du chapitre 1 à 6 : récit-témoignage sur ses conditions de détention dans différentes prisons de Berlin. Note de l’auteur : « texte écrit de mémoire », cf. p. 56 - du chapitre 7 à 11 : la liberté retrouvée et l’après libération à Berlin jusqu’en au mois d’août 1945. Cette section, note de l’auteur : « est en partie la reproduction textuelle de quelques notes prises à Berlin », cf. p. 56
Personnage important dans le témoignage : Christian Louit (1899-1977) : avant guerre était Commissaire de police à Paris chargé de surveiller les activités pro-nazies de diverses personnalités et groupes français. Arrêté en 1942, interné à Berlin, il est libéré en 1944 mais placé en résidence surveillée. Il réussit à obtenir des Allemands la libération de détenus politiques français, se faisant appuyer par la Croix Rouge internationale pour des cas difficiles, P. Szigeti par exemple, qu’il réussit à faire libérer 17 avril. C. Louit a constitué dès le 21 avril 1944, en pleine bataille de Berlin, le « Comité d’action pour la subsistance et le rapatriement des prisonniers et ouvriers français en Allemagne ».
Chapitre 1 à 6 : Récit de l’arrestation de P. Szigeti à Paris, de son transfert à Berlin et de son internement, en tant que prisonnier politique, de 1941 à 1944. Si durant ses quatre années d’internement, P. Szigeti a fréquenté différents établissements pénitentiaires (à Trêves, à Cologne puis à Berlin dans les prisons de Klingelputz, Invalidenstrasse, Lehrterstrasse, Charlottenburg, Tegel et Plötzensee, c’est la prison de Gewahrsam III (nommée « l’aquarium ») réputée pour ses conditions de détention sévères, et surtout la prison de la Préfecture de Police d’ Alexanderplatz, « Alex » , en raison du plus grand nombre de séjours effectués et des interrogatoires par la section IV E III A de la Gestapo (contre-espionnage France) qui retiennent plus l’attention. Sont décrites ses conditions de détention, ses relations avec les autres détenus, majoritairement des Allemands, rendant compte du large éventail de la société considérée comme suspecte - civils ou militaires accusés d’activités anti-nazies, « demi-aryens », personnalités allemandes connues appartenant au monde des affaires ou à celui de la politique, journalistes, intellectuels, prêtres, avocats, droits commun, membres de la noblesse… Sont présentes aussi des informations sur la guerre vue de Berlin : les renseignements qui transpercent, l’intensité des bombardements.
Chapitre 7 à 11 : Récit de sa libération et de sa collaboration, jusqu’au mois d’août 1945, avec Christian Louit, au sein du « Comité d’action pour la subsistance et le rapatriement des prisonniers et ouvriers français en Allemagne ». Ces chapitres couvrent la période avril 1944 – août 1945 : sa remise en liberté, le 17 avril 1944, prend effet dans un Berlin déjà investi par les premières troupes russes, sa rencontre avec Christian Louit, artisan de sa libération, et leur collaboration étroite dans « le Comité d’action pour la subsistance et le rapatriement des prisonniers et ouvriers français en Allemagne ». C’est un quasi rapport de l’ensemble des opérations de rapatriement (citoyens français, mais aussi belges et hollandais) menées par le Comité, de ses relations avec les autorités russes et du rôle particulier qu’il a joué, dans ce court intervalle de transition, de représentant des intérêts français à Berlin.
Description :
Autres documents accompagnant le témoignage :
Une traduction en allemand du témoignage de Paul Szigeti : Paul Szigeti. Kriegserinnerungen - 58 pages. Traduction réalisée dans les années 2000 par un membre de la famille Szigeti.
Exemplaire de la publication de la thèse de Paul Szigeti : Le Président du Reich, éditions Albert Mechelinck, Paris, 1932, 207 p. Cet ouvrage est disponible à la bibliothèque de l’IHTP, dans le fonds des ouvrages, cote : G 7672.
Producteur du fonds ou collectionneur : Szigeti, Paul (1907- 1984)
Biographie ou Histoire : Paul Szigeti est né en Hongrie en 1907. Il s’installe à Paris en 1925 – obtient la nationalité française en 1928 – pour suivre les cours de l’Académie commerciale, puis des études de droit. Devenu avocat, sa bonne connaissance de l’Allemagne (sa thèse publiée en 1932 s’intitulait : Le Président du Reich Allemand) l’a amené à défendre des émigrés Allemands dont certains travaillaient pour le 2ème Bureau français. Mobilisé en 1939, il est démobilisé à l’armistice et reprend ses activités professionnelles. Il est arrêté par la Gestapo, à Paris, en avril 1941, sur dénonciation en raison de ses relations étroites avec le 2ème Bureau et son désir de rejoindre Londres. Transféré en Allemagne, il est interné en tant que prisonnier politique, pendant quatre ans dans plusieurs prisons berlinoises. Il y restera jusqu’en 1945 et sera l’un des collaborateurs les plus proches de Christian Louit, responsable du « Comité d’action pour la subsistance et le rapatriement des prisonniers et ouvriers français en Allemagne ».
Documents en relation :
Voir aussi à la bibliothèque de l'IHTP :
Doubles partiels de la série 72 AJ des Archives nationales - cote 72 AJ 317. Ministère des Anciens combattants. Objet : Prisons de la Gestapo à Berlin. Témoignage de Paul Szigeti, recueilli à Paris le 20 juillet 1950, La prison d’Alexanderstrasse à Berlin. Hausgefängnis der Gestapoleitstelle, Alexanderstrasse , (6 pages dactylographiées – photocopie).
En relation avec ce témoignage, le livre : Berlin, 1942 : chronique d'une détention par la Gestapo / Louis Sadosky, brigadier chef des RG, présenté par Laurent Joly, CNRS-Editions, 2009, 248 pages - Cote IHTP : G. 7490.
Producteur du fonds ou collectionneur : Szigeti, Paul (1907- 1984)
Sujet : prisons
Berlin
Christian Louit
Trêves
Cologne
Allemagne (1871-1945). Geheime Staatspolizei
Comité d’action pour la subsistance et le rapatriement des prisonniers et ouvriers français en Allemagne

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