Calames

Collection d'empreintes de poissons (Gyotakus)

Description physique : Gyotakus sur papier. 80 pièces.
Description :
Le gyotaku est un art japonais consistant à reproduire des empreintes de poissons sur différents supports tels que le papier ou le tissu. Gyotaku, ichtyogramme en français, se compose de deux kanjis (caractères) désignant le poisson (gyo) et empreinte (taku). Dans la pratique traditionnelle, le poisson est badigeonné d'encre noir (sumi). Un papier washi, fabriqué à partir de fibres de mûrier, est appliqué sur l'animal afin d'en produire une image inversée. Cette empreinte directe sur papier ou tissu est monochrome. A la fin des années 1940 et dans les années 1950, l'artiste Koyoo Inada (1897-1974), développe une méthode indirecte polychrome qui donne du relief et souligne les détails de la morphologie du poisson. Elle a progressivement été étendue à d'autres créatures invertébrées marines ou d'eau douce, telles les mollusques ou les crustacés, puis à difents flores. Aujourd'hui cette pratique est utilisée par des pêcheurs, des scientifiques, des artistes, des designers, des illustrateurs, des enseignants à des fins artistiques, scientifiques, décoratives ou pédagogiques.
A leur arrivée en France, quelques oeuvres ont été exposées du 31 mai au 16 juillet 2016 par la Bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence, avant de rejoindre la Bibliothèque centrale du Muséum.
Classement : Le classement des gyotaku repose sur le nom des poissons : scientifique (latin) et vernaculaires (japonais, anglais, français).
Biographie ou Histoire : Elève du peintre naturaliste Koyoo Inada (1897-1974), Boshu Nagase (1924-2020), ingénieur de métier, est devenu, un maître de la technique indirecte pour créer des gyotaku. Après avoir réalisé des centaines d'empreintes de poissons de l'archipel japonais, il s'est exercé avec des espèces de poissons provenant d'autres zones géographiques : en Australie, dans la grande barrière de corail, ou à Monaco, sur invitation du Musée océanographique, pour représenter les poissons de la Méditerranée. Avec le concours des biologistes spécialistes des mers antarctiques Harvey J. Marchant et Mitsuo Fukushi, il a également immortalisé des espèces de l'Antarctique.
Modalités d'entrée dans la collection : Donation de l'artiste japonais Boshu Nagase (1924-2020), par l'intermédiaire de l'association française "Gyotaku, les amis de Boshu Nagase" : convention de don signée à Paris le 1er octobre 2015.
Bibliographie :
Fukuchi, Mitsuo, Marchant, Harvey J., Antarctic fishes, illustrated in the gyotaku method by Boshu Nagase. Baltimore : Johns Hopkins University Press, 2007, 136 p.
Gyotaku : l'âme des poissons, sous la direction de Daniel Pardo, catalogue de l'exposition organisée par le Musée de la pêche de Concarneau. Spézet : Editions Coop Breizh, 2011, 127 p.
Gyotaku : empreintes de la mer, catalogue de l'exposition organisée par la Maison du docteur Gachet à Auvers-sur-Oise. Milan : Silvana, Cergy Pontoise : Conseil général du Val d'Oise, 2013, 119 p.
Ramirez, Rachel, Gyotaku : its Origins and Relationship with Art and Science, thèse sous la direction du Prof. M. A. B. Paupério de Almeida. Portugal : Universidade do Porto, 2014, 403 p.
Pardo, Daniel, La donation Boshu Nagase. Brest : Réalisation diateam, 2016, 85 p. (ebook)
Garcia, Joëlle, Gyotaku ou l'art d'imprimer les poissons, Support/Tracé n°19, 2019, pp. 30-35
Sujet : Gyotaku
Art populaire - Japon

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