Calames

Dossier 2. Année 1940

Description :
« Etudiant de France (…) ».Tract distribué par les étudiants à Paris le 11 novembre (manifestation à l’Arc de Triomphe). Texte manuscrit sur papier d’écolier. Demi-page. Original collé sur carton. « Etudiant de France, le 11 novembre est resté pour toi jour de Fête nationale. Malgré l’ordre des autorités opprimantes, il sera Jour de Recueillement. Tu n’assisteras à aucun cours. Tu iras honorer le Soldat Inconnu 17h30. Le 11 novembre 1918 fut le jour d’une grande victoire. Le 11 novembre 1940 sera le signal d’une plus grande encore. Tous les étudiants sont solidaires pour que vive la France. Recopie ces lignes et diffuse-les ». Note manuscrite ajoutée : « Tract trouvé dans le hall de la faculté de médecine ».
Note dactylographiée non signée sur papier à en-tête de la Bibliothèque et Musée de la Grande guerre, BDIC. 1 feuillet. « Le tract d’appel aux étudiants pour le 11 novembre 1940 a été trouvé dans le Hall de la faculté de médecine de Paris par un membre de la BDIC qui, après en avoir usé, le donna à cette maison ». Ajout manuscrit : « Monsieur Roger Morais, le 14 mars 1979, vient consulter ce tract à la BDIC. Il en est l’auteur. (…) M. Pierre Bourget vient photographie ce tract pour TF1 le 28 octobre 1985. Il a participé à la manifestation du 11 novembre 1940. Emission du 11 novembre 1985. En 1990, le Secrétariat d’Etat aux anciens combattants utilisa ce tract pour une reproduction de 10 mètres de hauteur sous l’Arc de triomphe de l’Etoile, pour le 50ème anniversaire du 11 novembre 1940. Ce tract est exposé à la Bibliothèque nationale pour l’exposition De Gaulle en 1990. Le 2 décembre 2003, il est prêté au Musée de l’armée pour une exposition autour du 11 novembre 1940. »
« Etudiants ! » Tract dactylographié, petit format, dénonçant l’arrestation de Paul Langevin et appelant à des rassemblements et une manifestation les 8 et 11 novembre 1940. « Contre l’arrestation du professeur Paul Langevin, le premier de nos maitres, jeté en prison ! Contre la censure exercée sur nos livres ! Contre la présence de la « Gestapo » dans nos salles de cours ! Contre l’asservissement de l’Université française ! Rendez-vous vendredi 8 novembre à 16 heures au Collège de France où le professeur Langevin aurait dû faire son cours. Conservez votre calme. N’offrez pas de prétexte à la répression. Le 11 novembre, organisez dans les facultés et Grandes écoles une manifestation du souvenir ! ». Tract original.
Pendant la journée du 11 novembre. Texte dactylographié signé La France libre. Non daté. Photocopie. 1 feuillet. « Pendant la journée du 11 novembre. Chaque patriote passera aux Champs Elysées, à l’angle du petit palais, fleurir de bleu, de blanc et de rouge la statue de Georges Clemenceau. En hommage à celui qui voulut faire la guerre jusqu’au bout et qui fit ainsi libérer le territoire de l’envahisseur allemand et en témoignage d’espoir, faites passer d’urgence cette consigne à 12 amis qui la transmettront chacun à leur tour à 12 autres et ainsi de suite. La France libre ». Cette pièce est accompagnée d’une lettre adressée à la BDIC par Pierre Bourget (8 novembre 1989) : « (…° ci-jointe photocopie du tract dactylographié diffusé à Paris aux environs du 10-11 novembre 1940. Selon mes sources ce tract aurait été dactylographié par Serge Careil, élève de Corniche dans un lycée parisien, sur une vieille Underwood 5, puis distribué par quelques volontaires dans deux lycées. (..)
Troubles du 11 novembre 1940. Lettre du chef de l’administration militaire de la région de Paris au Préfet de police de Paris. Université de Paris. Tract d’information. 2 feuillets agrafés. Ampliation des mesures à prendre contre les étudiants.
Lettre circulaire signée Georges Ripert. Vichy, 15 novembre 1940. 1 feuillet. « Le Secrétaire d’Etat à l’Instruction publique à Messieurs les recteurs et inspecteurs d’académie ». « La loi du 17 juillet 1940 qui autorise le Ministère à relever de leurs fonctions les fonctionnaires et agents de son département a été prise notamment en vue de permettre l’admission à la retraite (…) de ceux qui ne comprennent pas à l’heure actuelle la nécessité de renoncer aux agitations politiques anciennes et de servir de toutes leurs forces leur payas suivant les directives qui leur sont données par le Gouvernement. (…) ».
Lettre circulaire du Comité de gestion de l’Association des parents d’élèves du Lycée Voltaire. 27 novembre 1940. 1 feuillet. « A la suite des événements regrettables survenus le 11 novembre dernier, M. le Recteur de l’Université de paris a tenu à réunir les représentants des Associations des parents d’élèves des Lycées et des Collègues pour leur demander de mettre leurs enfants en garde contre le danger très réel des manifestations quelconques sur la voie publique : port d’emblèmes, cris et attitudes pouvant être mal interprétés par l’armée d’occupation, et qui pourraient provoquer la fermeture des lycées, ainsi qu’une plus grande sévérité générale. M. Le Recteur prie les parent de faire comprendre à leurs chers enfants qu’il ne s’agit pas de faire abandon de leur dignité, mais au contraire de la conserver toute entière en adoptant la seule attitude qui convienne actuellement : travail et silence. (…).

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