Calames

H 199 Grammaire et vocabulaire de la langue cofte, avec l'explication en langue arabe

Date : XVIIe siècle
Langue : Copte, Arabe
Description physique : Papier. 210 ff. numérotés en chiffres arabes, à l'occidental. 22 x 15,5 x 6 cm. Reliure souple en parchemin, gardes contrecollées. Ornements en couleur (doré et rouge).
Description : Une petite feuille a été collée sur la première page du manuscrit et indique : "la pagination en copte est régulière (d-CH, 1-208 et 2 feuilles de garde). L'erreur provient de la numérotation en français : les n° 135 et 145 ont été répétés deux fois, les n° 139 et 149, qui existent en copte, ont été sautés en français". Commentaire signé par Henri Llunier, bibliothécaire du Musée egyptien du Caire, à Aurillac, le 23 juillet 1922
Description :
Commentaire de Guillaume Libri (1849) : "Le volume commence ainsi (On lit, dans le corps du volume, Impossible d 'afficher l'image, et on y compte six Impossible d 'afficher l'image, pour le lundi et les cinq jours suivants. Ces Impossible d 'afficher l'image consistent en quelques passages tirés du livre de Job, de Daniel, du Pentateuque, etc.)
Impossible d 'afficher l'image, « Avec Dieu. » — Impossible d 'afficher l'image, « Au nom de Dieu. » Impossible d 'afficher l'image
Impossible d 'afficher l'image
(Le texte arabe présente quelques anomalies, qui prouvent que le copiste n'était pas au fait des règles de la grammaire. Nous avons reproduit ce passage tel qu'il se trouve dans le manuscrit. Du reste, ce passage se retrouve, à quelques légères différences près, dans le manuscrit cofte de la Bibliothèque nationale, ancien fonds, no 47).
« Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ne faisant qu'un seul Dieu. Nos pères vénérables, voyant qu'on manquait de livre où se trouvât l'explication de la langue cofte, ordonnèrent de composer un sollam (échelle) qui en tînt lieu, et qui renfermât tous les mots de la langue, noms et verbes. Leur but en cela était de compléter la connaissance de la valeur des mots. Quelques personnes réclamaient un recueil complet ; en effet, l'on ne pouvait espérer d'atteindre le but désiré avec une partie seulement des mots, et si on ne les avait pas tous sous la main. Cette lacune tourmenta plusieurs esprits, et on se donna une peine extrême, jusqu'à ce qu'on eût réuni tous les mots des livres de l'église nouvelle, à savoir : les quatre Évangiles, les Épîtres de Paul, les Épîtres catholiques, les Praxis (Πράξεις ou Actes des Apôtres), ainsi que les mots des Psaumes, des Cantiques (de Moyse), des Théotokies (Θεοτόκια ou Prières à la Sainte-Vierge (Les Théolokies ont été publiées à Rome, par Raphaël Tuki, Cofte de naissance, en 1764, un vol. in-4o), des liturgies (Il s'agit ici des liturgies de saint Basile, de saint Grégoire et de Cyrille d'Alexandrie, dont on trouvera une version latine dans le recueil des liturgies orientales de l'abbé Renaudot, tom. I. Le texte cofte de ces mêmes liturgies a été publié à Rome, en 1736, par Tuki), des hymnes, de l'Apocalypse, des leçons (παραλέξεις), du mois de Koyhak (mois consacré au culte de la Vierge), de la liturgie du diacre, de l'office du baptême et de l'Épiphanie, ainsi que de quelques livres du même genre, par ordre de chapitres, l'un après l'autre.
On commença par l'Évangile de saint Jean, à cause de son style facile ; et, pour donner au lecteur un moyen d'arriver plus vite au but, on disposa le tout de manière que ce qui précède servît à l'explication de ce qui suit ; le masculin conduit au féminin, le pluriel au singulier (Il faut probablement changer le texte de manière à pouvoir traduire le singulier au pluriel), le passé au futur, la première personne à la troisième, en se conformant à l'usage reçu. Quand un mot a déjà été rapporté, on le supprime, pour prévenir les répétitions, et de peur de grossir inutilement le livre. Si donc il y a quelque omission parmi les mots d'un chapitre, c'est que le mot a été rapporté dans un autre chapitre. Quiconque trouvera dans ce livre une erreur ou une omission, qu'il y porte remède, en vue du Dieu très-haut. J'ai placé en tête cet abrégé des parties du discours de la langue cofte ; Dieu seul donne le moyen et la ressource. A lui appartient la gloire pour l'avenir et le passé. Amen.
La grammaire cofte, qui, ainsi qu'on l'a vu, précède le vocabulaire, commence ainsi : Impossible d 'afficher l'imageImpossible d 'afficher l'image « Avant tout, tout mot qui commence par les lettres Impossible d 'afficher l'image, est un nom masculin singulier déterminé par l'article, comme lorsque tu dis :
Impossible d 'afficher l'image, « l'homme. »
Impossible d 'afficher l'image, « le martyr. »
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« Quant aux noms déterminés par eux-mêmes, ils n'ont pas besoin des lettres Impossible d 'afficher l'image, comme lorsque tu dis :
Impossible d 'afficher l'image « Paul. »
Impossible d 'afficher l'image « Simon. »
Il existe trois grammaires à l'usage des Coftes. Celle-ci a pour auteur le cheikh Al-Semenoud, et se rapporte au dialecte memphitique ; pour les deux autres, dont l'une a été composée par le cheikh Cayssar, elles ont pour objet les dialectes saydique et baschmourique (La grammaire de Semenoudi est celle qu'on rencontre le plus souvent en Égypte. Elle se retrouve non-seulement dans le présent manuscrit, et dans celui de Pietro della Valle, d'après lequel Kircher publia son édition, mais encore à la Bibliothèque nationale, 1o dans le beau manuscrit de la collection Asselin ; 2o dans le no 47 de l'ancien fonds cofte ; et 3o dans le no 43 du supplément du fonds Saint-Germain).
Ces trois grammaires ont été publiées en cofte et en arabe, par le père Kircher, sous le titre de Lingua Ægyptiaca restituta, Rome, 1644, un vol. in-4o. Malheureusement Kircher était le premier Européen qui eût entrepris une étude approfondie de la langue cofte, et on ne possédait pas de son temps les ressources dont nous pouvons disposer maintenant. D'un autre côté, les savants modernes qui ont publié des grammaires coftes ont ramené l'étude de cette langue aux principes des grammairiens d'Europe. Ces divers motifs nous ont engagé à reproduire à la fin du volume quelques extraits textuels du traité de Semenoudi, accompagnés d'une nouvelle traduction et de quelques observations.
Indépendamment de la grammaire et du recueil des mots renfermés dans une partie de la Bible et dans les prières de l'Église, ce volume renferme une liste de mots classés par ordre de matières. Dans cette troisième partie se trouvent, non-seulement les mots rapportés précédemment, mais beaucoup d'autres qui n'avaient pas encore été indiqués. Le premier chapitre est consacré aux attributs de Dieu, le deuxième aux noms des anges, le troisième aux planètes, etc. Cette distribution, qui se retrouve chez les Indiens, paraît remonter jusqu'au temps des Pharaons. Voyez, à ce sujet, l'opinion de Champollion, dans l'extrait d'un de ses mémoires inséré dans la préface de son Dictionnaire égyptien en caractères hiéroglyphiques, pag. VII et suiv.
Le volume se termine ainsi :
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« La copie de ce livre béni, qui est le Livre de l'Échelle, a été terminée le mercredi béni, 27 du mois de messori béni, de l'année 1350 de l'ère des saints martyrs (1634 de J. C.). Que le Dieu très-haut nous fasse participer à leurs benedictions ! Amen. C'est une année dont la contrée d'Égypte n'a pas éprouvé de semblable, et où les parents ont été forcés de vendre leurs enfants. En effet, le sulthan a imposé sur la population une réquisition de cuivre, et cette réquisition a frappé le pauvre comme le riche. Il y en a qui ont été imposés à deux quintaux, d'autres à trois, quelques-uns à quatre, chacun suivant sa fortune ; or le prix du quintal était de quatre-vingts piastres, chaque piastre valant trente demi-pièces d'argent. Si ce n'avait été la bonté de Dieu et sa bénédiction qui sont venues au secours de la population, personne ne se serait sauvé. C'est un événement qu'il serait trop long de raconter. Prions Dieu de nous préserver d'une pareille épreuve. Le serviteur pécheur, mesquin, le plus faible et le plus misérable des serviteurs, prêtre de nom (C'est comme si le copiste disait prêtre indigne) et appelé Bacthar, fait une prosternation (methanya, en grec μετά- νοια) aux pieds de quiconque lira ce livre, et qui sollicitera pour nous le pardon de nos pιchés et de nos fautes. »
Sur la première page on lit le nom de l'illustre Saumaise ; sur les gardes, à la fin, se trouvent, de la main du célèbre Peiresc, les lettres de l'alphabet cofte avec les équivalents de l'alphabet grec. Viennent ensuite en cofte les mots : « Au nom du Père, du Fils, etc. » puis l'oraison dominicale. La reliure, en velours noir, annonce que ce manuscrit a appartenu à Bouhier".
Bibliographie :
Bosson (Nathalie) et Aufrère (Sydney Hervé) Egyptes… L’Egyptien et le copte, catalogue d’exposition, Musée archéologique Henri Prades de Lattes, 1999, p. 247, n°75.
Information sur le traitement : Notice révisée en octobre 2019
Oeuvre : Liber sriptus arabice et linguâ copta sive egyptiacâ antiqua
Sujet : Copte (langue) - Grammaire
Copte (langue) - Vocabulaire

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