Calames

H 253 Virgilius Publius Maro, Opera

Date : IXe-Xe siècle
Langue : Latin
Description physique : Parchemin. Page de titre Bouhier, 219 feuillets. Caroline. Réglure à la pointe sèche, à longues lignes. Notes marginales et interlinéaires très étendues. Titres rubriqués ; initiales simples. 310 x 230 mm. Ancienne reliure Bouhier en velours noir et liens rouges (velours usé, liens cassés), pièce de titre en cuir rouge avec lettres dorées, tranches rouges .
Description :
Titre donné par Bouhier : "P. Virgilii Maronis eclogae, bucolica aeneis cum glossis antiquis."
Commentaire de Guillaume Libri (1849) : "Dom Martène, qui écrivait en 1708, a dit (Voyage littéraire, part. I, p. 145) que ce Virgile avait huit cents ans à peu près. Les différents écrits de Virgile sont précédés de préfaces, d'arguments, etc. Il y a d'abord quatre vers qui commencent ainsi :

Qualis bucolicis, quantus tellure domanda.


Ensuite, « versus Octaviani Cæsaris. » — Incipit :

Ergone supremis potuit vox improba verbis.


Puis, des notes historiques et mythologiques. — Voici la première : « Tempore Ogie regis Ehebanorum (sic) fuit primum diluvium, secundum tempore Deucalionis ; qui Deucalion et Pirra, uxor illius, post diluvium acceperunt lapides et jactaverunt eos retro dorsa sua. Illos quos Deucalion jactavit, versi sunt in mares, et quos Pirra, in feminas. Et sunt mixti simul ; et inde recuperatum est genus humanum. Idcirco hoc factum est quia Deucalion obtinuit regnum tempore diluvii in montana ; unde et illi homines qui confugerunt ad eum salvi facti sunt. »
La glose est fort étendue et de la même époque que le texte. Quelques annotations sont cependant plus modernes.
La quatrième églogue porte pour titre : « Seculi novi interpretatio. » Parmi les nombreuses notes marginales qui l'entourent, les deux suivantes pourront donner une idée de ces commentaires. « Sicilia insula eum modo quæ quondam fuit conjuncta Italiæ, sed veniens mare secuit eam semovitque eam ab Italia in qua nunc est civitas Siracusa, in qua civitate habitavit Teocritus, quem est imitatus in eglogis Virgilius. Et inde est quod dicit : Sicelides musæ ; a patria in qua Teocritus versabatur nomen traxit musarum. »
« Sibilla virgo fuit quæ habitavit Cumas, prophetavitque multa de Domini nativitate, quamvis pagana, et de ejus secundo adventu. Legisse Virgilium ejus versus multi testantur et inde descripsisse hanc eglogam in honore Salvatoris. Quidam dicunt quod in honore Cesaris Octaviani descripsit illam ; quidam autumant in honore Salonini, fìlii Pollionis, editam, per quem putabat Pollionem suos agros obtinere apud Cesarem ; et ideo in honore filii sui conscripserit hanc eglogam, ut per fìlium patrem placaret. Sed si quis considerare voluerit, ad omnes potest referri, scilicet ad Salvatorem et ad Octavianum et ad Saloninum, fìlium Pollionis consulis. »
Au verso du feuillet 54 qui précède l'Énéide, on lit : « Versiculi Ovidii Nasonis super duodecim libros Æneidorum. » Puis suivent douze vers. — Incipit :

« Primus habet Libycam veniant ut Troes in urbem. »


En outre, chacun des livres de l'Énéide est précédé d'un argument, également en vers, publié par Taubman (Virgilii opera,Wittebergæ, 1618, in-4o), sous le nom de Modestinus jurisconsultus, avec cette différence, cependant, que ceux qui sont attribués à cet auteur se composent chacun de dix vers, tandis que les arguments du manuscrit en contiennent tantôt dix, tantôt onze. Dans ce dernier cas, le premier vers est monostique et se trouve aussi dans le Virgile de Taubman, mais sans nom d'auteur.Fabricius (Bibliotheca latina, tom. I, p. 465) met au nombre des œuvres supposées d'Ovide les Epigrammata scholastica de Virgilii XII libris.Le feuillet 120 n'est composé que de notes, tant sur l'histoire romaine que sur la généalogie d'Énée."
Provenance :
D'après G. Libri, le manuscrit aurait appartenu à d'Urfé : Claude d'Urfé?
Fonds de Bouhier : ex-libris et cote "C.27" sur la page de titre.
Bibliographie :
Bouquet (Monique), Méniel (Bruno) (éd.), Servius et sa réception de l'Antiquité à la Renaissance, PUR, Rennes, 2001, p. 384
Cames (Gérard), "Un trésor manuscrit carolingien à la Faculté de médecine de Montpellier", Etudes héraultaises, 35, 2004-2005, p. 22
Murgia (Charles E.), Prolegomena to Servius 5 : the manuscripts, Berkeley, University of California press, Classical studies 11, 1975.
Ottaviano (Silvia), "«Scholia non Serviana» nei manoscritti carolingi di Virgilio : prime notizie degli scavi", Exemplaria classica, 17, 2013, p. 224
Information sur le traitement : Notice révisée en octobre 2018
Reproduction(s) numérique(s) : Numérisation disponible en ligne
Propriétaire préc. : Urfé, Claude d' (1501-1558)
Bouhier
Genre(s), forme(s) et fonction(s) : poésie

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