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Inventaire général et sommaire des manuscrits de la Bibliothèque de l'Observatoire de Paris établi par M. Guillaume Bigourdan en 1895

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Description :
Le présent inventaire reprend pour l'essentiel l'inventaire sommaire de Guillaume Bigourdan. Il a cependant été complété pour certains manuscrits dont le contenu a été détaillé ou mis en pièce jointe (A 1/1-10, B 4/9-12, D 1/11, D 5/7...). L'introduction de Guillaume Bigourdan, précieuse pour la compréhension de la constitution de la collection de manuscrits de l'Observatoire, a été fidèlement reproduite ci-dessous, moyennant quelques ajustements nécessités par l'encodage.
Introduction de Guillaume Bigourdan
Le noyau de la collection de manuscrits dont nous donnons ici l'Inventaire a été formé par les Registres ou Journaux renfermant les observations faites à l'Observatoire Royal de Paris par les Cassini et par les Maraldi. Ces journaux, en effet, n'ont jamais quitté l'Observatoire ; même s'ils étaient conservés avec un soin un peu jaloux, car divers astronomes, J.-N. Delisle et Le Monnier entre autres, tentèrent vainement d'obtenir communication des observations de Cassini I, mort cependant depuis assez longtemps.
Avant d'être fixés à l'Observatoire, d'autres Journaux, renfermant des observations faites aussi à l'Observatoire Royal, furent d'abord placés avec les registres de l'Académie des Sciences ; c'est que, à l'origine, l'Observatoire Royal était uniquement l'Observatoire de l'Académie, celui dont les instruments étaient à la disposition des astronomes académiciens. Aussi, après la mort de l'abbé Picard, des La Hire, etc., leurs registres d'observations furent naturellement remis au Secrétaire de l'Académie et placés dans les archives de cette Compagnie, où ils restèrent fort longtemps.
En 1795, la bibliothèque de l'Observatoire, tant la section des imprimés que celle des manuscrits, s'enrichit considérablement par l'adjonction des Collections astronomiques formées par Joseph-Nicolas Delisle (1).
A peine devenu membre de l'Académie des Sciences comme élève astronome (1714), Delisle fit copier les observations conservées dans les archives de cette Académie, celles de Tycho, de Picard, etc.
A la mort de La Hire le fils (1719), qui suivit de si près celle du père (1718), Delisle acquit de leur succession divers papiers, notamment la correspondance.
Déjà il avait commencé d'entretenir lui-même, avec les principaux astronomes de son temps, cette longue Correspondance qui dura près de soixante ans (1709-1767) et qui fit affluer vers Delisle les observations faites de tous côtés. Aussi, en 1720, il pouvait dire déjà qu'il possédait à peu près toutes les observations faites jusqu'alors.
Appelé en Russie, à la suite du voyage de Pierre le Grand en France, il s'y rendit en 1726, et, en traversant l'Allemagne, il noua des relations personnelles avec les principaux astronomes de ce pays : Doppelmayer, les frères Rost, J.-H. Müller, à Nurenberg et à Altorf ; Weidler à Wittenberg ; Chr. Kirch à Berlin. En passant par Dantzig, il acquit une des pièces capitales de sa Collection, la Correspondance autographe d'Hévélius et ses Journaux d'observations.
Pendant son séjour en Russie, qui dura vingt et un ans (1726-1747), il continua d'enrichir sa bibliothèque, et, payant largement, il obtint des copies collationnées d'observations quand il ne pouvait acheter les originaux : c'est ainsi qu'il put faire copier et traduire en latin les observations de G. Kirch ; plus tard d'ailleurs, après la mort de son fils Chr. Kirch, il acheta des sours de celui-ci les registres originaux eux-mêmes, la correspondance, etc. de Kirch le père ; et il s'en fallut de peu qu'il n'obtint de même les journaux d'observations de Kirch le fils.
En même temps, la correspondance qu'il entretenait avec les missionnaires de Chine, particulièrement avec le P. Gaubil, le mit en possession de manuscrits précieux, relatifs à l'astronomie et à la chronologie chinoises. Cette partie de sa Collection s'accrut encore notablement quand il eut obtenu (j'ignore si c'est par achat ou autrement) une partie des papiers de Fréret et la Correspondance du P. E. Souciet.
Mais c'est en vain qu'il poursuivit longtemps les manuscrits de Képler, achetés par Hanschius aux héritiers d'Hévélius, et qui se trouvaient alors (1736) à Vienne.
De retour en France, il échangea toutes ses collections, tant géographiques qu'astronomiques, contre une rente viagère et le titre d'astronome de la Marine : c'est ainsi que les livres et les manuscrits de Delisle passèrent, vers 1750, au Dépôt de la Marine.
Ils restèrent là jusqu'en 1795 : alors, le Comité de Salut public décida que la partie astronomique de cette collection (livres et manuscrits) serait remise au Bureau des Longitudes, qui venait d'être fondé ; et peu après elle fut portée, en effet, à l'Observatoire (2).
Les principaux manuscrits qui, dans la suite, vinrent enrichir la bibliothèque de l'Observatoire sont les suivants :
1802. Manuscrits de Le Monnier, achetés par l'État. Tables du cadastre
1822-1823-1846. Nombreux manuscrits donnés ou rendus soit par CASSINI IV (3) , soit par son exécuteur testamentaire.
1840. Manuscrits provenant (4) de J. Lalande : registres de Lacaille, de Lalande, de Dagelet, etc. ; Cahiers originaux des observations de l' Histoire céleste française .
A ces manuscrits se sont ajoutés graduellement les Registres sur lesquels on a transcrit, suivant l'ordre chronologique, les observations faites à chaque instrument. Mais les cahiers-minutes , les registres réellement originaux, ceux sur lesquels chaque observateur écrit à mesure ses observations, manquent généralement jusqu'à 1841, et leur série n'est complète qu'à partir du moment où Le Verrier, prenant la direction de l'Observatoire, les fit déclarer propriété inaliénable de cet Établissement.
Delisle avait donné aux manuscrits de sa collection des numéros qui, pour la plupart, sont encore bien apparents. De son côté, CASSINI IV avait numéroté, on l'a vu, les volumes qu'il a successivement rendus ou donnés à l'Observatoire.
Enfin, sous la direction de Delaunay, vers 1871, la majeure partie (5) de ces manuscrits reçut un numéro d'ordre continu qui indique leur place actuelle : c'est ce numéro, tout à fait indispensable pour retrouver immédiatement chaque manuscrit, que nous donnons en premier lieu, enmarge, et en face du titre de chaque volume ou portefeuille.
Ce numérotage de 1871 comprend les quatre indications suivantes :
1° La lettre indiquant la salle où se trouve le manuscrit ;
2° La lettre indiquant l'armoire de cette salle ;
3° Le chiffre indiquant la rangée de l'armoire ;
4° Le nombre indiquant la place du manuscrit dans sa rangée.
Tous les manuscrits se trouvant dans la même salle, distinguée par la lettre A, on a supprimé cette lettre pour ne conserver que les trois autres indications. Ainsi, le portefeuille B1 9 porte en réalité la marque A B1 9 et se trouve dans la seconde armoire, première rangée, neuvième place.
Comme il y a intérêt, et même utilité (6) , à conserver les numéros de Delisle, nous les donnons, quand il y a lieu, en marge aussi, au-dessous du numéro général.
Enfin, pour la seconde série de manuscrits numérotés par CASSINI IV , on a également donné le numéro de Cassini au-dessous du numéro général, à la même place que celui de Delisle, mais en lui ajoutant un astérisque pour le distinguer des numéros de celui-ci.
On aurait pu étendre considérablement l'Inventaire donné dans les pages suivantes, car, parmi les manuscrits qu'il indique, il en est auxquels on n'a consacré que quelques lignes et qui méritent une analyse (7) détaillée. (NOTE : De ce nombre sont les portefeuilles B 1 1-8, renfermant une partie de la Correspondance de Delisle. Cette Correspondance est d'autant plus difficile à consulter, qu'elle se trouve partagée d'une façon tout à fait arbitraire entre l'Observatoire et le Dépôt de la Marine. Comme on n'en peut espérer la publication in extenso , je l'ai analysée lettre par lettre, en reproduisant fidèlement les nombreux passages qui présentent de l'utilité pour la Science ou de l'intérêt pour son Histoire, et j'espère avoir un jour la possibilité de publier ce résumé, fallût-il pour cela le condenser encore. Un assez grand nombre de pièces de cette Correspondance ont été classées par Delisle dans divers portefeuilles, notamment dans ceux qui renferment des observations : la difficulté qu'on a rencontrée pour retrouver ces pièces, et pour indiquer leur place, a été un des premiers motifs qui nous ont décidé à dresser l'Inventaire que nous publions aujourd'hui. Une pareille analyse est commencée pour les lettres autographes des portefeuilles B 4 9-13). Mais alors cet inventaire aurait pris une telle extension qu'on n'aurait pu en espérer l'impression (8) .
D'ailleurs, je ne puis me dissimuler ses imperfections (9) et je redouterais beaucoup de le présenter aux bibliographes de profession (10) ; mais il est destiné surtout aux astronomes, et j'espère qu'il leur rendra quelque service, particulièrement à ceux qui sont à portée de consulter par eux-mêmes les manuscrits de l'Observatoire de Paris.
A défaut d'autre mérite, cet Inventaire souvent réclamé (11) aura, du moins, celui d'avoir été l'occasion de redresser quelques erreurs. Par exemple, le n° B 4 14 était donné comme la copie des observations de Tycho faite par Erasme Bartholin : c'est une indication fausse qui avait fait croire assez généralement jusqu'ici que nous possédions cette précieuse copie ; elle masquait, en outre, un manuscrit souvent cherché dans ces dernières années, celui des Annales célestes du XVIIè siècle , de Pingré. Voir p.24.
Le titre de chaque manuscrit est donné en caractères noirs ; mais on ne s'est pas astreint à le reproduire textuellement ; d'ailleurs, il manque parfois. Quand ce titre existe, il défigure souvent l'orthographe des noms propres et même celle des mots ordinaires ; aussi a-t-il paru inutile de reproduire des fautes que Delisle, par exemple, aurait fait disparaître s'il avait publié lui-même l'Inventaire de sa Collection. Parfois, les titres ont été abrégés ; d'autres fois l'addition d'un mot, d'une date, etc., a permis de les rendre plus clairs, d'éviter les redites ; de mieux utiliser enfin la place qu'a bien voulu nous accorder M. le Directeur de l'Observatoire, et dont nous sommes heureux de le remercier.
Un petit Supplément est consacré à quelques manuscrits qui ne sont pas encore versés aux Archives et donne l'indication des statues, bustes et portraits peints que possède l'Observatoire. Dans une dernière page, qui restait libre, on a ajouté la liste des principaux instruments anciens qui forment le Musée.
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Notes :
(1) J.-N. Delisle naquit à Paris le 4 avril 1688 et y mourut le 12 septembre 1768. Il avait projeté de bonne heure un " Traité complet d'Astronomie exposée historiquement et démontrée par les observations " qui n'a jamais été publié, ni même achevé. C'est pour cet Ouvrage qu'il avait réuni l'immense quantité de matériaux qui formaient sa Collection de manuscrits. En même temps il avait réuni la plupart des livres astronomiques publiés jusqu'alors.
Les manuscrits de Delisle, entre autres, furent à la disposition de Pingré quand il écrivit sa Cométographie : il y a donc peu d'espoir d'y rencontrer des observations inédites de comètes.
Ces mêmes manuscrits ont également été mis à contribution par Lalande qui paraît en avoir tiré de grands secours pour la rédaction de sa Bibliographie astronomique .
Suivant l'usage du temps, Delisle avait séparé son nom, et dans la seconde partie de sa vie, il l'écrivait ordinairement ainsi : " De  L'Isle" ; mais antérieurement à 1749, il est écrit "Delisle" dans les Mémoires de l'Académie, et c'est ainsi que l'écrivait également son frère le géographe : nous adoptons cette dernière forme, qui est plus commode ; et, comme son nom revient très souvent, on a toujours négligé de le faire précéder de ses initiales J.-N.
(2) Ce fut là un accroissement d'autant plus important que la bibliothèque de l'Observatoire était de fondation très récente. ( Voir    CASSINI IV , Mémoires pour servir à l'Histoire des Sciences , p.154, 166, 173, 193, 194, 205, 206). La loi d'établissement du Bureau des Longitudes portait : " XVI. Il sera pris dans les dépôts de livres appartenant à la Nation, et dans les doubles de la Bibliothèque Nationale, les livres nécessaires pour compléter la Bibliothèque astronomique commencée à l'Observatoire ." En même temps on accordait, pour loger tous ces livres, le corps de bibliothèque de Saint-Sulpice, qui fut, en effet, transporté à l'Observatoire.
(3) Dans les documents cotés D5/38 (60), D5/38 (63) et D5/38 (64) se trouve :
1° La liste des 15 Volumes manuscrits donnés par CASSINI IV en 1822 et numérotés par lui de 1 à 15 : ils sont tous relatifs au projet d' Histoire Céleste et se trouvent aujourd'hui dans la rangée D 5 .
2° La liste des 27 volumes manuscrits donnés par  Cassini IV en 1823 : il les avait numérotés de 1 à 27, et ils étaient accompagnés de 19 liasses formées de "Cayers, Manuscrits et feuilles volantes non reliés".
Voici l'indication des numéros actuels de ces 27 Volumes reliés :
N° de Cassini 1 = N° actuel D 6/40
N° de Cassini 2 = N° actuel B 2/17
N° de Cassini 3-6 = N° actuel B 4/1-4
N° de Cassini 7-10 = N° actuel B 5/1-4
N° de Cassini 11 = N° actuel D 1/9
N° de Cassini 12 = N° actuel B 5/13
N° de Cassini 13 = N° actuel B 4/7
N° de Cassini 14-15 = N° actuel D 2/34-35
N° de Cassini 16 = N° actuel D 2/44
Le n°17 paraît manquer aujourd'hui ; CASSINI IV l'indique ainsi : " In quarto relié en carton couvert de parchemin : c'est un recueil manuscrit de diverses pièces et Mémoires sur le thermomètre et le baromètre, rassemblés par l'abbé Chappe."
N° de Cassini 18 = N° actuel D 2/43
N° de Cassini 19 = N° actuel C 5/20-24
N° de Cassini 20 = N° actuel C 5/25-26
N° de Cassini 21 = N° actuel B 3/16
N° de Cassini 22-23 = N° actuel D 2/39-40
N° de Cassini 24 = N° actuel D 2/37
N° de Cassini 25 = N° actuel D 2/41
N° de Cassini 26 = N° actuel D 2/38
N° de Cassini 27 = N° actuel D 2/36
(4) Les manuscrits de l' Histoire céleste avaient été donnés en 1839 à Arago qui les offrit à l'Observatoire. Les autres manuscrits de Lalande, offerts au Roi par le fils de Lefrançais, avaient d'abord été destinés à la Bibliothèque royale, où il en resta une partie. Voici, d'après la Lettre d'envoi du Ministre, du 31 août 1840 (elle se trouve dans  D 5 38), l'indication des numéros actuels de ces manuscrits provenant de Lalande : les numéros de la colonne intitulée ici  N° de Lalande sont, d'après la Lettre du Ministre, les " N°s  de la liste générale des  mss envoyés à la Bibliothèque royale" :
N° de Lalande 1 = N° actuel C 2/20
N° de Lalande 5 = N° actuel C 5/16
N° de Lalande 6 = N° actuel B 3/15
N° de Lalande 9 = N° actuel B 4/14
N° de Lalande 11-20 = "Observations. Tables, mélanges et méthodes astronomiques, par Lacaille, 10 vol. in-4°."
N° de Lalande 22 = N° actuel C 2/18
N° de Lalande 23 = N° actuel B 3/18
N° de Lalande 26 = "Catalogue d'étoiles, cahier in-f°. – Cahier d'observations de 1784 à 1786 faites sous la direction de Jérôme Lalande".
N° de Lalande 28 = N° actuel C 5/1
N° de Lalande 30 = "Observations  pour les années 1768 et 1769, par Lalande oncle, 1 vol.in-4°."
N° de Lalande 31 = N° actuel C 5/5
N° de Lalande 32 = N° actuel C 5 7
N° de Lalande 33 = N° actuel C 5 11
(5) Jusqu'au n° D 5 1, sauf quelques exceptions, comme  B 6 1-19 ou C 6 5-12 dont les papiers n'étaient pas classés ; le reste a été numéroté à l'occasion du présent Inventaire.
(6) En effet, les portefeuilles de Delisle sont les seuls dont toutes les pièces soient côtées, les seuls, par suite, pour lesquels il soit généralement possible de savoir si des pièces ont disparu et quel est le nombre de ces pièces. Par suite, il ne sera pas utile d'indiquer ici la manière à peu près uniforme dont Delisle avait fait marquer toutes les pièces d'un même portefeuille :
Les diverses parties ou liasses qui forment un portefeuille sont distinguées par le nombre 1, 2, 3, 4…, et les pièces d'une même liasse sont distinguées les unes des autres par les caractères A, B, C …, X, Y, Z, et  Aa, Bb, Cc, … : les lettres I, V, W ne sont jamais employées, le signe et ne l'est pas toujours, et enfin la lettre A est invariablement réservée à la chemise de la liasse considérée ; sur cette chemise est indiqué d'ordinaire le contenu de la liasse et le nombre des pièces qui la constituent.
Quand une pièce est formée de plusieurs parties ou feuilles non liées ensemble, ces feuilles portent toutes la lettre de la pièce, mais affectée de l'indice I pour la première feuille, de l'indice 2 pour la seconde, etc.
Parfois, les caractères A, B, C, … sont remplacés par les numéros 1, 2, 3, … qui, même dans quelques portefeuilles, sont placés en indices joints au numéro du portefeuille
Outre ces caractères A, B, C, … (ou les numéros qui les remplacent), servant à distinguer les diverses pièces d'une liasse, chaque pièce porte aussi le numéro du portefeuille et celui de la liasse. Ainsi, la 2e pièce de la 13e liasse du portefeuille 89 ( B 1 9) est marquée 89, 13, C ; la pièce précédente est marquée 89, 13, B1 et est accompagnée d'une figure détachée qui lui est relative et qui est marquée 89, 13, B2.
On voit que, lorsque la chemise existe, on peut savoir s'il manque des pièces et quel en est le nombre, excepté toutefois quand il s'agit d'une pièce dont les diverses parties sont distinguées par des indices. Si la chemise manque, on ne peut plus savoir combien de pièces ont été distraites à la fin de la liasse : c'est ce qui arrive pour les lettres de Képler du portefeuille B 1 9.
(7) De ce nombre sont les portefeuilles B 1 1-8, renfermant une partie de la Correspondance de  Delisle. Cette Correspondance est d'autant plus difficile à consulter, qu'elle se trouve partagée d'une façon tout à fait arbitraire entre l'Observatoire et le Dépôt de la Marine. Comme on n'en peut espérer la publication  in extenso , je l'ai analysée lettre par lettre, en reproduisant fidèlement les nombreux passages qui présentent de l'utilité pour la Science ou de l'intérêt pour son Histoire, et j'espère avoir un jour la possibilité de publier ce résumé,   fallût-il pour cela le condenser encore.
Un assez grand nombre de pièces de cette Correspondance ont été classées par  Delisle dans divers portefeuilles, notamment dans ceux qui renferment des observations : la difficulté qu'on a rencontrée pour retrouver ces pièces, et pour indiquer leur place, a été un des premiers motifs qui nous ont décidé à dresser l'Inventaire que nous publions aujourd'hui.
Une pareille analyse est commencée pour les lettres autographes des portefeuilles B 4 9-13.
(8) C'est pour le même motif qu'on n'a pas ajouté des  Tables : elles auraient été fort utiles et étaient déjà préparées ;  mais en raison de la variété des sujets, elles auraient pris une trop grande extension relative.
(9) Par exemple  il n'a pas toujours été possible de donner les initiales des prénoms de certains auteurs, même quand plusieurs portent le même nom. –  Par crainte d'omissions nombreuses, on n'a pas indiqué les manuscrits qui ont été publiés. – Ajoutons que cet Inventaire n'est complet que pour ce qui se trouve actuellement aux Archives : on n'a pu que mentionner à l'occasion, ou dans le  supplément , soit les papiers administratifs depuis 1854 environ, soit les Cahiers-minutes , soit enfin les Registres fort nombreux qui sont encore d'un usage journalier.
(10)  Disons seulement que tous les manuscrits dont il s'agit ici sont sur papier et qu'ils ne présentent rien de remarquable comme écriture, reliure, etc. Il a paru inutile d'indiquer leurs dimensions exactes : bien des fois cela aurait même été impossible, parce que beaucoup ne sont pas reliés et sont formés de pièces de diverses grandeurs.
(11) Voir notamment Rapports annuels , 1878, p. 14-15 ; 1880,   p. 20, etc.
Autre instrument de recherche : Voir la version numérisée de l'inventaire de Bigourdan en PDF

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