Calames

Ms 1095 Répertoire numérique du fonds de l'International Earth Rotation Service (I.E.R.S.)

Date : 1962-2007
Description physique : 28 boîtes.

Organisme responsable
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Classement : Les versements de 1997 et 2007 ont été inventoriés ensemble en s’inspirant du classement thématique adopté pour l’inventaire du B.I.H. réalisé par Christelle Rit en 1988. Après la description du contenu de chaque dossier, on indique à quel versement il appartient (II pour le versement de 1997 et III pour celui de 2007), ainsi que la référence qu’il avait dans l’inventaire sommaire accompagnant le versement (en chiffres arabes). Les versions imprimées des inventaires successifs sont conservées dans la boîte n°28.
Biographie ou Histoire :
Le Bureau International de l’Heure est né en 1912 avec la mission d’unifier l’heure diffusée, sous forme de signaux radioélectriques pulsés, par un certain nombre de stations mondiales. Son fonctionnement effectif ne démarrera qu’après la Première Guerre Mondiale, en 1919. L’heure diffusée est alors rapportée aux observations astronomiques de la rotation terrestre, qui donnent le temps solaire, ce que nous appelons aujourd’hui Temps Universel. Il faut attendre 1929 pour mettre au point une méthode fiable de comparaison des données des différentes stations d’observation et commencer une synthèse des mesures astronomiques de l’heure. Le B.I.H. a permis l’adoption progressive de conventions universelles dans ce domaine. Avec le développement du temps atomique d’une part, et de la géodésie globale d’autre part, le B.I.H. connaît une phase d’évolution et de restructuration importante entre 1964 et 1987.
En 1955, le premier étalon atomique de fréquence à jet de césium est mis en service au Royaume Uni. Quelques laboratoires l’utilisent dès 1960 pour contrôler l’émission de leurs signaux horaires. A partir de 1961, le B.I.H. est chargé de coordonner ce système en fixant les paramètres nécessaires. Avec l’échelle de temps atomique, l’astronomie cède la place à la physique pour fournir les éléments de définition et de réalisation du temps. La référence aux échelles de temps astronomique (fraction du jour ou de l’année) est abandonnée. C’est ainsi que le Temps Universel Coordonné (UTC) est créé. En 1987, la gestion du temps atomique est dévolue au BIPM (Bureau international des poids et mesures).
En 1964, une première réorganisation des activités permet un traitement unifié des observations d’astrométrie optique en vue d’obtenir les paramètres qui décrivent les variations du temps universel et le mouvement du pôle, alors qu’auparavant ces deux groupes de paramètres étaient calculés séparément, par le B.I.H. d’une part, et le Service International des Latitudes (SIL) de l’autre. Durant la décennie 1960, de nouveaux programmes de géodésie satellitaire et de radioastronomie pour la mesure de ces mêmes paramètres se développent progressivement. Entre 1972 et 1985, le B.I.H. introduit leurs résultats dans ses analyses au fur et à mesure de la stabilisation de leurs performances : système TRANSIT (précurseur du Global Positioning System GPS), puis télémétrie par laser sur réflecteurs lunaires et sur satellites artificiels (LLR, SLR), et radioastrométrie (radiointerférométrie à très longue base, VLBI).
En 1978, un symposium organisé à San Fernando en Espagne par l’UAI et l’UGGI lance un groupe de travail chargé d’intercomparer les résultats de nouvelles techniques et de définir les bases d’un nouveau service international de la rotation de la Terre. Le programme MERIT (Monitoring the Earth Rotation and Intercompare the Techniques) apparaît comme le lieu de confrontation/coopération entre les divers groupes et disciplines. L’équipe « Rotation de la Terre » du B.I.H. est désignée comme centre de coordination du programme. La première campagne de 1980 permet de mettre en place la collaboration entre les différents groupes internationaux participants. La seconde campagne de 1983-1984 consolide ces efforts et préfigure le futur service.
En 1988, une série de recommandations du groupe de travail MERIT ont pour objectif de mettre en place un nouveau service regroupant un bureau central, un comité directeur, des observatoires et des centres de coordination associés à différentes techniques d’observation retenues. Le programme MERIT retient les méthodes de la télémétrie laser et de la radioastrométrie pour le nouveau service international, l’astrométrie optique et le système TRANSIT s’étant révélés beaucoup moins précis. Le GPS étant alors dans une phase de développement, son usage n’entrera dans le service international qu’au milieu de la décennie 1990. Ces mesures aboutissent à la création de l’I.E.R.S. (International Earth Rotation Service), dont les travaux concernent non seulement l’étude de la rotation terrestre, mais s’étendent aussi à la maintenance des référentiels terrestre et céleste internationaux. Une activité de suivi de la dynamique de l’atmosphère, puis des océans et des autres couches fluides qui influencent la rotation de la Terre, sera introduite entre 1990 et 1997. L’I.E.R.S. remplace le B.I.H. dans ses activités astronomiques, géodésiques et géophysiques. Il utilise le système conventionnel de références terrestres mis en place par le programme MERIT. Le Bureau Central de l’I.E.R.S. cumule une fonction administrative et une fonction de coordination scientifique. Il est constitué par une association de l’Observatoire de Paris, qui en assure la direction, avec l’Institut Géographique National (IGN) pour le référentiel terrestre, et le Bureau des Longitudes pour le référentiel céleste.
Le Service International de la Rotation de la Terre (I.E.R.S.) a pris le relais du Bureau International de l’Heure (B.I.H.) au 1er janvier 1988. En 2003, il a pris le nom d’International Earth Rotation et Reference Systems Service, tout en gardant le même sigle. Seul le bureau central ayant une fonction de coordination a été basé à l’Observatoire de 1988 à 1999. L’I.E.R.S. sera réorganisé en 2000, l’Observatoire de Paris conservant alors la responsabilité du suivi de la rotation terrestre (l’ancienne mission du B.I.H.) et partageant avec l’observatoire Naval des Etats-Unis celle du système de référence céleste international, tandis que l’IGN conserve celle du système de référence terrestre international. Le nouveau bureau central, confié au Bundesamt für Kartographie und Geodäsie (BKG) allemand, prendra en charge les fonctions administratives. Cette organisation est toujours effective en mars 2007.
Provenance :
Le premier versement, effectué en 1997 par Martine Feissel, directrice de l’I.E.R.S. de 1988 à 1997, comprend des documents relatifs à la dernière période du B.I.H. et la plus grande partie des archives I.E.R.S. pour la période 1988-1997. Il est constitué de 29 lots.
Il était accompagné d’un inventaire sommaire, réalisé par M. Feissel et organisé en 4 parties :
1.B.I.H. : analyse réseau d’astronomie optique (5 lots)
2.B.I.H. : calculs rotation de la terre et systèmes de références (3 lots)
3.B.I.H. et Bureau central de l’I.E.R.S., correspondance 1955-1997 (17 lots)
4.Travaux associés, correspondance, 1987-1997 (4 lots)
Les dossiers ont tous des références qui correspondent au cadre de classement établi par Bernard Guinot pour les archives du B.I.H. (Ms 1062).
En 2007 eut lieu un deuxième versement, comportant 13 liasses et correspondant aux archives rassemblées par Martine Feissel-Vernier pendant la période 1988-1998. Une partie de ces documents concerne la carrière scientifique de cette dernière. Elle a par ailleurs réalisé un inventaire sommaire dactylographié de ce versement y distinguant 4 ensembles :
1.Dossier « parcours professionnel de M. Feissel-Vernier » (1 liasse)
2.Publications et tirés-à part de M. Feissel-Vernier, 1962-2007 (3 liasses)
3.Courriers électroniques significatifs, 1996-1999 (3 liasses)
4.Dossiers relatifs à l’I.E.R.S. et aux charges nationales et internationales de M. Feissel-Vernier (6 liasses)
Les archives du B.I.H. transmises à l’I.E.R.S. lors de sa création formaient les deux premières parties du versement de 1997. Ces archives ont été rattachées au fonds principal du B.I.H., coté Ms 1062. Le dossier « B.I.H. et FAGS, 1955-1966 », portant la référence n°5, a été prélevé dans la 3e partie pour être également réintégré dans le fonds du B.I.H. En revanche, pour éviter la dispersion d’une série continue, les correspondances courant sur la période du B.I.H. puis celle de l’I.E.R.S. ont été laissées dans les archives de l’I.E.R.S. Le fonds occupe 28 boîtes numérotées de 1 à 28.
Documents séparés : L'inventaire du fonds du B.I.H. (Ms 1062), complémentaire pour partie de celui de l'I.E.R.S., est consultable dans les fonds dotés d'instruments de recherche spécifiques.
Autre instrument de recherche : Pour la liste des sigles et abbréviations, voir l'inventaire en version PDF

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