Calames

TIB Collection d'art tibétain

Date : de 1900 à 1954
Description physique : La collection se compose de 132 pièces. 98 de ces pièces sont des statuettes de bronze (majoritairement) et bois laqué (une pièce, inclue dans l'ensemble des bronzes car correspondant à une même iconographie), 27 sont des objets cultuels et 7 sont des peintures portatives dites "Thang-ka".

Organisme responsable
Archives de l'École française d’Extrême-Orient (Paris)
22 avenue du Président Wilson
Paris
France
75116
Téléphone :+33 1 53 70 18 46
Fax :+33 1 53 70 87 60
Courriel :bibliotheque@efeo.net

Description :
La collection est composée de statuettes en bronze (et une en bois laqué) illustrant les diverses entités du panthéon bouddhique tibétain avec différentes catégories de divinités (Bouddha historique, bouddhas transcendantaux, dharma-pāla, dakinῑ, entre autres) ainsi que les fondateurs de la secte des Dge lugs pa (Gélukpa).
La collection compte en outre différents objets cultuels (conque, coupe libatoire, emblèmes, aiguière, vajra, cloches, etc.) en différents matériaux, illustrant les objets rituels propres au bouddhisme tibétain. Elle contient également sept Thang kha (tangkha malheureusement très endommagées).
Dans son rapport de 2006, Caroline Riberaigua donne une première estimation des pièces comme datant vraisemblablement du XIXe siècle ou, pour les plus anciennes, de la deuxième moitié du XVIIIe siècle (règne de Qianlong, r. 1735-1796). Bien que les pièces soient supposées provenir du même lieu, elle remarque que plusieurs groupes stylistiques peuvent être distingués parmi les sculptures.
Classement :
Les cotes débutant par "D71" et "D72" correspondent aux statuettes de bronze : "D71" correspond aux représentations de divinités (et inclut également une pièce en bois laqué correspondant à la même thématique et reprenant une iconographie similaire à l'ensemble) et "D72" aux représentations de lamas et personnages saints.
Les côtes débutant par "D73." correspondent aux objets cultuels.
Les côtes débutant par "D74." correspondent aux appliqués sur toile (Thang ka).
Producteur du fonds ou collectionneur : Pelliot, Paul (1878-1945)
Biographie ou Histoire : Paul Pelliot, né en 1878 à Paris et décédé en 1945, est un sinologue, philologue et historien de l’Asie. Licencié ès lettres, diplômé de chinois de l'École des langues orientales, Paul Pelliot est, dès 1899, nommé pensionnaire de la Mission archéologique en Indochine, puis professeur de chinois deux ans plus tard. Il se donne pour tâche de rassembler les documents fondamentaux de l'histoire indochinoise et particulièrement les textes chinois qui constituent les plus anciens textes historiques sur les pays de l'Indochine. En 1900, il est envoyé en mission à Pékin, en vue de constituer une bibliothèque chinoise. La révolte des Boxeurs y éclate et pour sa conduite devant le siège des Légations, P. Pelliot se voit nommer chevalier de la Légion d'honneur. Il prolonge son séjour en Chine pour ses recherches bibliographiques et regagne Saigon en 1901 avec une ample moisson de livres, de peintures et d'objets d'art, qui constituent le premier fonds de la bibliothèque et du musée de l'EFEO. Sous son influence, des recherches de philologie axées sur la géographie historique des pays de l'Indochine à travers les sources chinoises se développent, dans la branche sinologique de l'École. Parmi ses publications, on retient notamment ses articles « Mémoires sur les coutumes du Cambodge de Tcheou Ta-Kouan », qu'il traduit et annote dans le BEFEO (1902), et « Le Fou-Nan » (BEFEO, 1903), dont il situe précisément le royaume. L'année suivante, P. Pelliot publie, toujours dans le BEFEO, « Deux itinéraires chinois de Chine en Inde à la fin du VIIIe siècle », commentaire nourri d'une nomenclature géographique qui constitue alors l'une des bases de l'histoire de l'Asie du Sud-Est. A Hué, il inventorie les livres chinois et vietnamiens des collections impériales et en fait copier un bon nombre, afin de constituer le premier fonds d'ouvrages vietnamiens de l'École. Ce travail se solde par une publication, en collaboration avec le R. P. Cadière, sur les sources annamites de l'histoire d'Annam » (BEFEO, 1904). Une nouvelle mission, de 1906 à 1908, le mène en Asie Centrale et lui permet de fouiller plusieurs sites et de recueillir plus de 6 000 manuscrits et peintures dans les grottes de Dunhuang. On peut lire le récit de cette découverte dans le BEFEO, 1908 : « Une bibliothèque médiévale retrouvée au Kan-Sou ». En trois semaines, il entreprend et mène à bien le dépouillement de dizaines de milliers de manuscrits entassés dans une des grottes. En 1909, de retour à Paris, il occupe le nouveau poste de sous-directeur de l'EFEO, jusqu'à sa démission, qu'il donne afin d'occuper la chaire de Langues, histoire et archéologie de l'Asie Centrale, au Collège de France, créée à son intention : P. Pelliot est alors âgé de 33 ans. Il délaisse pour un temps les travaux de sinologie pure, afin de se livrer plus spécialement à l'histoire des langues turques et mongoles et se consacrer aux récits de voyageurs chinois et européens qui ont traversé l'Asie ou se sont rendus en Chine. Pendant la première guerre, il est mobilisé, part aux Dardanelles, puis à Pékin comme attaché militaire. Ses occupations ne l'empêchent pas de multiplier, dans le BEFEO, le T'oung Pao et le Journal asiatique, les articles sur la linguistique et la chronologie chinoise. En 1920, il assure avec H. Cordier la direction du T'oung Pao, en remplacement d'Édouard Chavannes, mort en 1918. Il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1921, il est également vice-président, et plus tard, après S. Lévi, président de la Société asiatique, président de l'Institut des hautes études chinoises. En 1932, il est chargé par le ministère des Affaires étrangères d'une mission en Extrême-Orient et profite de son voyage pour s'arrêter à Bangkok, Phnom Penh, Siem Reap, Saigon et Hanoi. P. Pelliot a publié, de son vivant, de nombreux et souvent longs articles, mais aucun ouvrage. À sa mort, il laisse de nombreux manuscrits qui ont été publiés depuis ou qui restent encore inédits.
Provenance :
Le noyau de la collection de bronzes tibétains fut collecté par Paul Pelliot lors de sa première mission à Pékin en 1900. Il fut par la suite complété par des dons, notamment de peintures tibétaines (dons de Messieurs Bacot et Kauffman), mais aussi des acquisitions de sculptures tibétaines et d’objets cultuels. A partir de 1901, les pièces tibétaines entrent dans les collections du Musée de l’École française d’Extrême-Orient Louis Finot à Hanoï, inaugurant ainsi la section tibétaine. Les pièces sont d'abord mentionnées de manière anecdotique dans le guide du Musée rédigé par Henri Parmentier (1917), avant de faire l’objet du catalogue intitulé "La Collection tibétaine du Musée Louis Finot" rédigé par Claude Pascalis, publié par l’EFEO en 1935.
Lors de l’indépendance de l’Indochine, les collections des Musées de l’École française d’Extrême-Orient ont fait l’objet d’un accord quadriparti entre la France, le Vietnam, le Laos et le Cambodge. La collection tibétaine du musée Louis Finot, n’appartenant pas au patrimoine culturel vietnamien, est alors revenue à la France. A l’issue de cet accord, les collections appartenant à la France ont été expédiées, via Saigon, à la délégation de l’École française d’Extrême-Orient à Phnom Penh. Ce dépôt devait être provisoire. Toutefois, les pièces de la collection tibétaine y sont restées jusqu’en 1970, année où elles ont été expédiées en France pour être conservées dans les locaux de l'École française d’Extrême-Orient à Paris, alors que débutait la guerre au Cambodge.
Provenance :
Kevers-Pascalis, Claude. La collection tibétaine (Musée Louis Finot). EFEO, 1935, 155p.
Riberaigua, Caroline. Fichier d’inventaire. Collection tibétaine de l’École Française d’Extrême-Orient. Rapport non publié, 2006, non paginé.
Information sur le traitement :
Instrument de recherche réalisé en 2006 par Caroline Riberaigua et encodé en avril 2020 (ISAD(G)/EAD) par Lucie Labbé.
Crédits photo : © Caroline Riberaigua / EFEO
Producteur du fonds ou collectionneur : Pelliot, Paul
Sujet : Bronze - Art tibétain
Bouddhisme tibétain - Tibet (Chine)

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