Calames

Ligue communiste révolutionnaire (France)

Date : 1966-2009
Langue : La très grande majorité des documents sont enfrançais , sauf quelques très rares exceptions en anglais ou allemand
Description physique : 104 cartons.

Organisme responsable
La contemporaine

Description :
Ces archives comprennent des documents produits par la LCR et ses militants ainsi que, pour une part moins importante, des documents produits par d’autres organisations syndicales, politiques ou associatives — cette documentation « non-LCR » offrant de précieuses informations sur les domaines d’intervention et les centres d’intérêts des militant(e)s de la Ligue.Les pièces conservées sont de deux ordres :
- des documents « internes » de différents types (circulaires, bulletins intérieurs, comptes rendus de réunions, textes de débats, enquêtes, listes de présence, etc.), dans quelques rares cas manuscrits — la présence de correspondances, de carnets de notes, de brouillons d’articles, etc. a été systématiquement signalée dans l’inventaire —, mais pour l’essentiel « multigraphiés » ;
- des productions et publications « à destination publique » de différentes sortes (tracts, brochures, périodiques, tirés à part d’articles, pétitions, etc.).Quelques documents administratifs (statuts de sociétés, dossiers de candidatures aux élections, etc.) ont aussi été sauvegardés. En revanche, on ne peut que constater l’absence presque totale de correspondance — lacune à peut-être essayer de combler, à l’avenir, par le biais de dons d’archives personnelles ?
Considérées dans leur ensemble, ces archives apportent un éclairage significatif sur les activités politique de la Ligue communiste révolutionnaire, selon au moins trois perspectives différentes :
1. Elles reflètent, d’abord, la grande variété des « champs d’intervention » de la LCR : la centralité de son intervention « ouvrière » n’a jamais été, loin s’en faut, exclusive d’interventions en direction de la jeunesse scolarisée, dans le mouvement féministe, dans le domaine de la solidarité internationaliste, voire dans le domaine culturel.
2. Elles gardent aussi la trace de l’élaboration, dans la pratique, d’une théorie des rapports entre la construction d’une organisation et l’investissement dans des « organisations de « masse » (syndicats, associations, mouvements thématiques, etc.), cherchant à conjuguer le respect de l’autonomie de ces mouvements (contre les pratiques de « courroies de transmission ») et la préparation de l’intervention des militant(e)s de la Ligue.
3. Elles permettent de comprendre, enfin, un mode d’élaboration des prises de position où s’applique une conception du « centralisme démocratique » attentive à valoriser le versant « démocratique » de celle-ci (voir, par exemple, les dossiers de préparation des congrès nationaux ou locaux).
De manière générale, la masse finalement considérable de documents conservés — 104 boites d’archives, soit plus d’une dizaine de mètres linéaires — apparait aussi comme le reflet du caractère particulier des premiers recrutements de la JCR et de la LC (recrutement en majorité d’étudiants, puis d’enseignants, partageant une même culture de l’écrit), et, plus encore, de la dimension à la fois réelle et formelle de la démocratie pratiquée par la LCR en son sein. Les statuts de l’organisation reconnaissaient en effet le droit à l’expression des tendances minoritaires constituées à l’occasion de la préparation des congrès, qui avaient aussi la possibilité de « se maintenir » à leur issue. Quoique variables selon les congrès, les conditions de reconnaissance d’une tendance étaient suffisamment peu contraignantes pour que celles-ci soient nombreuses. Et elles bénéficiaient toutes des mêmes droits que la majorité « sortante », qu’il s’agisse de budget de fonctionnement ou du nombre de signes accordé pour les publications dans les bulletins intérieurs. Lorsque l’on sait, par ailleurs, que chaque réunion du Comité central (6 fois par an, en général) faisait l’objet d’un bulletin de compte-rendu (avec publication de toutes les résolutions et motions, adoptées ou refusées), et que les rapports d’activité des diverses « commissions », les débats préparatoires et conclusifs des Conférences nationales et ceux des congrès préparant ceux de la Quatrième Internationale étaient eux-aussi publiés sous forme imprimée ou « multigraphiée », on imagine sans peine — et sans exagérer — la véritable explosion de la production documentaire au sein de la Ligue. Une évaluation grossière de la pagination des quelques 700 bulletins intérieurs nationaux produits de 1968 à 2008 aboutit, pour cette seule source d’information, à la lecture, pour cette période, en théorie, par chaque militant(e), de près de 10.000 pages !.
Classement : Le versement de 1996 — le plus considérable en volume — était formé de documents « en vrac », réunis lors la préparation d’un déménagement des locaux nationaux et parisiens de la LCR (alors installée rue de Tunis à Paris dans le 11ème arrondissement) en direction de locaux temporaires, plus petits, dans le 19ème arrondissement.Quant aux documents de la Commission nationale ouvrière, qui forment l’ « Annexe 1991-2009 », ils ont été récupérés après avoir été préservés de la destruction affectant la presque totalité des autres « archives » conservées dans les locaux de la LCR à Montreuil (imprimerie Rotographie) lors de la « prise de possession » de ce bâtiment, début 2009, par le Nouveau Parti Anticapitaliste (créé en février 2009 à l’initiative d'un processus de fondation lancé par la LCR).Dans le seul but de donner un peu d’ordre à ces archives, le plan de classement de ce fonds — espéré aussi logique que possible — a donc été établi par le rédacteur de cet inventaire, et non pas par les « producteurs » du fonds. Ses 16 sections ont été définies en tenant compte de critères thématiques (renvoyant au contenu des documents) et de critères « de forme » (renvoyant à leur fonction), et le plan de classement repris, autant que possible, pour l’inventaire de « l’annexe » portant sur les années 1991-2009.
Producteur du fonds ou collectionneur : LCR (Section Française de la Quatrième Internationale)
Biographie ou Histoire :
Il ne s’agit pas ici de retracer l’histoire de la Ligue — nous renvoyons ici, notamment, à l’ouvrage de Jean-Paul Salles, La Ligue communiste révolutionnaire (1968-1981). Instrument du Grand Soir ou lieu d’apprentissage ? (Presses Universitaires de Rennes, 2005) — mais, plus simplement, de donner quelques éléments d’information sur les rapports que l’organisation a entretenus avec sa mémoire : un certain nombre de caractéristiques propres à la Ligue communiste puis à la LCR expliquent en effet la richesse documentaire de ses archives, mais aussi leurs lacunes.
Du fait de son affiliation à la Quatrième Internationale — et, au-delà, en raison de son inscription dans la continuité du « bolchevisme » —, la Ligue a toujours affirmé une filiation avec une tradition ancienne sur le plan « théorique » (orientations politiques ou méthodes d’analyse et de débat, par exemple). Sa création en 1969 était pourtant aussi le signe d’une certaine rupture, à la fois générationnelle, organisationnelle (on ne dispose pas de statistiques fines, mais on peut estimer, que la fusion PCI/JCR, qui lui donne naissance en 1969, se fait dans un rapport proche de 1 à 10, si l’on tient compte des « doubles appartenances ») et en terme de « poids politique ». Alors que le Parti communiste internationaliste était une organisation confidentielle, la Jeunesse communiste révolutionnaire, forte de sa place dans le « mouvement de Mai », offrait en effet à la nouvelle organisation le bénéfice de sa relative notoriété, notamment médiatique. Les effets de cette situation ambigüe se feront ensuite sentir, de manière concrète, dans le fonctionnement de la LCR, caractérisé par une oscillation permanente entre l’application stricte de « principes organisationnels » (sélection des militants, caractère obligatoire de la « formation » — , en théorie, un « stagiaire » ne peut être titularisé que s’il a suivi une « école élémentaire » —, définition des militants comme « révolutionnaires professionnels », centralisme démocratique, utilisation de pseudonymes, organisation de « fractions » d’intervention dans les mouvements de masse , etc.) et la constatation de l’inadéquation de ces principes aux conditions concrètes du militantisme des années 1970 et 1980. Cette contradiction explique sans doute en partie les discontinuités qui ont affecté les conditions de production, de circulation et de conservation du matériel écrit (sous toutes ses formes) et audiovisuel produit par l’organisation pendant ses années d’existence — et que l’on peut constater a posteriori au vu des archives finalement conservées.
Jusqu’au milieu des années 1970, l’orientation et l’intervention de la LC/LCR sont parfaitement résumées par le pronostic politique qui tient lieu de titre à l’ouvrage de Daniel Bensaïd et Henri Weber paru en 1968 (Mai 68 : une répétition générale) et par la formule (de Daniel Bensaïd) « l’histoire nous mord la nuque ». Les promoteurs de la Ligue communiste estiment alors que le temps de la construction « patiente » d’une organisation au fonctionnement stabilisé est désormais révolu : des affrontements sociaux et politiques majeurs sont à l’ordre du jour, et il ne faut pas (plus ?) tergiverser. Cette période se caractérise ainsi par un important « activisme », qui concerne autant les activités « internes » — les réunions se multiplient, par exemple — que les actions externes, de plus en plus diverses et nombreuses : manifestations, distributions de tracts, collages d’affiches, animations de structures « unitaires » ponctuelles (Secours Rouge, Front Solidarité Indochine, Comité de soutien à la lutte révolutionnaire du peuple Chilien, Comités Lip, etc.) ou permanentes (syndicats, groupes femmes, etc.). La mise en place de structures permettant la conservation d’une « mémoire » de l’organisation ne relève évidemment pas des préoccupations principales, et n’intéresse que quelques rares militants, « vieux » du PCI pour la plupart (ces constatations générales, relatives à la politique « centrale » de la Ligue, seraient sûrement à nuancer si l’on s’intéresse aux pratiques des militants eux-mêmes : divers dépôts ultérieurs d’archives personnelles paraissent en effet attester d’une meilleure compréhension « à la base » de ces enjeux mémoriels — dépôts de Gilles Da-Ré aux Archives départementale de La Haute-Garonne, de Jean-Paul Salles aux Archives départementale de la Charente-Maritime ou par Dominique Gérardin aux Archives départementales du Nord, par exemple —, et les dons qui ont permis de compléter le présent fonds vont aussi à l’appui de cette affirmation). Au niveau « central », la seule « urgence » identifiée est sans doute celle d’une sauvegarde des « archives » des activités du PCI, conservées dans les locaux de la LCR, à préserver des risques liés à une activité vibrionnante et parfois désordonnée… (cf. l’article de Michel Dreyfus « Sur l’histoire du trotskysme au début des années 1970, à partir des fonds recueillis à la BDIC » paru dans le numéro 79, décembre 2002, des Cahiers Léon Trotsky).
A supposer qu’elle ait vraiment été tentée, l’organisation d’un classement et d’une conservation des archives était d’autant plus difficile à installer de manière pérenne que la LCR a toujours connu un important « turn-over », touchant l’ensemble de ses effectifs comme ses « permanents » (affectés à des fonctions politiques ou à des tâches techniques, salariés des sociétés liées à la LCR ou permanents des sections des villes de province les plus importantes). On ne dispose pas d’études comparatives avec d’autres organisations d’extrême gauche, mais dans les années 1970 et 1980 les activités de chacune d’entre elles semblaient reposer pour une large part sur la mobilisation de militants jeunes (« Michael », par exemple, accède au statut de permanent technique alors qu’il n’a pas encore 19 ans…), souvent obligés d’adapter leurs engagements aux « évènements de vie » (naissances d’enfants, entrée dans la vie professionnelle, déménagements, etc.). Toutes devaient aussi s’organiser pour prendre en compte les effets des éventuels désaccords politiques. Et la LCR se distinguait encore de ses « concurrentes » par son intérêt marqué pour les nouveaux terrains de radicalisation (luttes contre l’oppression des femmes ou organisations de mouvements des soldats, par exemple) et les nouvelles formes de luttes (luttes ouvrières « autogestionnaires » dans la foulée de Lip, par exemple) — une politique qui pour les militants impliquait souvent un gros investissement personnel, et entrainait presque mécaniquement une certaine mise à distance, au moins provisoire, de l’activité au sein de la LCR proprement dite.
Si le phénomène de renouvellement rapide du personnel militant n’était pas propre à la Ligue, il était donc sans doute particulièrement marqué en son sein. Et chaque départ ou remplacement générait une rupture, et avait pour effet une perte de continuité. Une circulaire signée « Malika », datée de 1985 témoigne des effets concrets de cette situation. Unique trace, dans tout le fonds, d’une ébauche de réflexion de la LCR concernant ses archives, cette pièce conservée sous la cote F delta 2177/3/3(10) est d’abord intéressante pour sa définition, fort restrictive, des documents devant être considérés comme « archives » : seules les productions imprimées à destination publique (journaux, revues, brochures, etc.) ou interne (Bulletins intérieurs) y sont évoquées, aucune allusion n’étant faite au sort à réserver aux documents multigraphiés, aux manuscrits ou aux correspondances... Par ailleurs, la circulaire donne aussi une information quelque peu surprenante : à la lire on comprend que les collections de publications imprimées plus haut évoquées n’étaient même pas, elles-mêmes, conservées correctement au sein de l’organisation — l’objet du texte étant précisément d’inciter au comblement des lacunes constatées… Dans la pratique, exception faite de la « photothèque » de Rouge, il ne sera ainsi jamais constitué, au sein de la LCR, de service ayant pour tache la prise en charge des archives. Au fil des ans, seuls quelques « fonds documentaires » seront peu à peu constitués dans les salles affectées aux diverses instances (Secrétariat Femmes, Commission nationale ouvrière, etc.), « alimentés » et gérés selon le bon (ou le mauvais ?) vouloir des participant(e)s.
Outre ce contexte général lié à la nature et au fonctionnement de la LCR, d’autres facteurs expliquent peut-être aussi certaines des lacunes constatées dans le fonds tel que finalement versé à la BDIC. Pour d’évidentes raisons de sécurité, les traces de certaines interventions « sensibles » (actions au sein de l’armée, activités internationales, mobilisations antifascistes, etc.) ne pouvaient être conservées dans les locaux du parti, ceux-ci n’étant pas l’abri d’éventuelles perquisitions, comme par exemple en juin 1973. Bien cachées à leur époque, certaines de ces archives restent peut-être encore à découvrir... Plus généralement, le peu de documentation sauvegardée sur les activités de certains grands secteurs d’intervention (l’intervention enseignante est l’exemple type) laisse aussi penser que quelques archives ont peut-être été conservées — pour des raisons supposées pratiques, mais sur lesquelles on peut s’interroger — dans des domiciles privés, où elles se trouvent peut-être encore.
Au bout du compte, quelques lacunes paraissent cependant spectaculaires. Seule une petite partie des innombrables tracts produits et diffusés, en région parisienne notamment, a été conservée (de nombreux fonds complémentaires, archives personnelles de militants le plus souvent, consultables à la BDIC ou dans d’autres établissements, permettent heureusement de combler ces manques). Autre exemple : un travail sur les publications multigraphiées ayant pour objectifs de préparer les réunions des différentes structures de la Ligue a permis de constater que, pour la période 1980-1986, les lacunes dans les collections sont respectivement de 55% et de 50%... (travail mené sur les collections du « Courrier du Comité Central », des « Cahiers des secrétaires de cellules » et des « Cahiers des DV/DS » —Directions de Villes/Directions de Sections —, et pour autant qu’une étude quantitative soit possible, la numérotation de la première collection étant parfois approximative et la parution hebdomadaire, normalement de règle pour les deux autres, n’ayant pas toujours été respectée).
Impliquée et active dans les champs de l’édition, de la culture ou de l’économie, la LCR n’a jamais effectué que de timides incursions dans le domaine de la recherche historique. Si, par exemple, en 1978 elle délègue deux militants, Jean-François Godchau et l’auteur du présent inventaire, pour participer au « projet historique » de Pierre Broué qui donnera lieu à la création de l’Institut Léon Trotsky (il s’agissait, d’une part, de réaliser une édition des œuvres complètes de Trotsky — 27 volumes parus — et, d’autre part, d’assurer la publication des Cahiers Léon Trotsky — 80 numéros publiés, consacrés à l’histoire du trotskysme), ceux-ci n’agiront jamais que de façon individuelle, et la prise en charge rédactionnelle de la revue ne sera pour l’essentiel effectuée que par des « anciens » (Pierre Frank, Michel Lequenne, etc.) ou des militants issus d’autres sections de la Quatrième Internationale. Et plus tard, tandis que les travaux universitaires consacrés à l’histoire de la LCR commenceront à se faire de plus en plus nombreux (fondés le plus souvent, et pour cause, sur le recueil de témoignages oraux), il faudra attendre 2006 pour assister à la création, dans le giron de l’organisation, de l’Association pour la sauvegarde de la mémoire de la section française de la Quatrième Internationale, devenue aujourd’hui « RaDAR. Rassembler, Diffuser les Archives de Révolutionnaires ». Sans doute ne serait-il donc pas inutile de s’interroger sur les raisons pour lesquelles une organisation dont la définition originelle, enrichie ultérieurement, résidait d’abord dans une analyse historique (celle de la dégénérescence de l’URSS et de la stalinisation des partis communistes) a pu manifester si peu d’intérêt pour sa propre histoire, au point d’involontairement laisser disparaitre quelques-unes de ses traces.
Modalités d'entrée dans la collection : Le fonds est constitué de deux versements principaux, complétés ultérieurement par quatre dons d’archives personnelles.L’essentiel des documents — originellement conservés dans les locaux de la Ligue — a été donné à la BDIC en 1996 par la direction de l’organisation. Ce don poursuivait alors un premier versement, en 1973, d’archives de la Section Française de la Quatrième Internationale (archives du Parti Communiste Internationaliste et de la Jeunesse Communiste Révolutionnaire, deux organisations à l’origine de la création de la Ligue communiste en 1969).Un second versement est venu en 2013 compléter le don de 1996 : M. Jean-Claude Mamet — membre du bureau politique de la LCR et responsable, en son sein, du « travail ouvrier », dont notamment l’intervention au sein de la CGT, il signait « Dominique Mezzi » ses articles dans Rouge — a alors transmis à la BDIC plusieurs cartons d’archives liées à ses domaines de spécialisation, et en particulier aux activités de la Commission nationale ouvrière. Cet ensemble forme la partie décrite dans cet inventaire comme « Annexe 1991-2009 ».Par ailleurs, depuis 1996, quatre dons d’anciens militants de la Ligue sont venus compléter le fonds (traces étant gardées, dans l’inventaire, de l’origine et de la nature de ces ajouts). Outre les dons directs d’Anne-Marie Pavillard (« Anne-Marie Granger » dans les Cahiers du féminisme : don de documents sur les activités féministes de la Ligue) et de Dominique Gérardin effectués pendant la rédaction de cet inventaire, une partie des archives de Jean Lafferière, confiées à la BDIC au printemps 2013 par Jean-Pierre Barthonnat et des archives d’André Bleuzet — dont la date et les circonstances d’entrée à la BDIC restent malheureusement, à ce jour, non documentées — ont aussi été intégrées à ces archives.
Conditions d'accès : Librement consultable.
Conditions d'utilisation : La reproduction, la publication ou la citation des documents sont soumises à l’accord préalable du donateur ou des ayants droit par l’intermédiaire de La contemporaine.
Citer sous la forme : Fonds Ligue communiste révolutionnaire. F delta 2177. La contemporaine.
Bibliographie :
Les travaux de référence les plus fréquemment mobilisés au cours de l’inventaire ont été les articles et ouvrages suivants (disponibles et consultables à la BDIC) :
Collectif Dissidences-BLEMR, Georges Ubbiali et Jean Vigreux, « Le mouvement trotskyste en France des origines à aujourd’hui », in Cahiers Léon Trotsky, numéro 79 (« L’histoire de l’extrême-gauche française : le cas du « trotskysme ». Une histoire impossible ? »), 2002.
Jean-Paul Salles, La Ligue communiste révolutionnaire (1968-1981). Instrument du Grand Soir ou lieu d’apprentissage ?, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2005.
Georges Ubbiali, « Bilan de trente-cinq ans de recherches universitaires sur le trotskysme », in Dissidences, numéro 6 (« Trotskysmes en France »), 2009.
Par ailleurs, la revue Dissidences offre en ligne l’accès à un article « Outils : Le Trotskysme en France », utile pour sa chronologie très détaillée ainsi que sa bibliographie régulièrement mise à jour (Cf. Source : < revuesshs.u-bourgogne.fr/dissidences/sommaire.php?id=48 >).
Evaluation et tris :
Lors du classement des archives, une première opération de « dédoublonnage » des documents présents en multiples exemplaires s’est avérée nécessaire, afin de ne garder au final qu’un exemplaire de chaque pièce.Par ailleurs, des documents jugés non signifiants — bulletins d’arrondissements parisiens ou dossiers de presse (lorsque ceux-ci n’étaient pas constitués à l’intention des militants), par exemple — ont été éliminés, ainsi que diverses pièces dont la présence dans les archives ne se justifiait que par les activités parallèles de certains militants de la LCR, sans qu’il ne soit question de l’organisation elle-même.
Ainsi, pour les archives concernant le syndicalisme étudiant, si les pièces documentant les activités de la tendance LEAS (Luttes Etudiantes, Action Syndicale) de l’UNEF-ID — une tendance largement fondée et animée par des militants de la LCR — ont été conservées, de nombreux documents relatifs aux activités des UNEF ou de la MNEF, qui ne complétaient pas les archives de ces deux organisations déjà présentes à la BDIC, ont été regroupés et sortis du fonds avant d’être finalement confiés à la Cité des mémoires étudiantes (la liste des documents transférés. est conservée dans le carton coté F Delta 2177/10-1). De la même façon, dans la section « annexe » concernant les années postérieures à 1991 — pièces provenant, pour l’essentiel, du don de Jean-Claude Mamet —, les documents, de statut interne ou public, traitant seulement de la vie des confédérations ou des fédérations syndicales (conservés et accessibles par le biais des services d’archives des différentes centrales syndicales) ont été éliminés, sauf dans le cas particulier où ces archives reflétaient une activité spécifique de militant(e)s LCR (cas du SNADGI-CGT, par exemple).
Une liste des documents non retenus a été établie : elle est conservée dans le carton coté F Delta 2177/29-1.Enfin, conformément à la politique habituelle de la BDIC, les numéros de périodiques, dès lors qu’ils constituaient des séries significatives et/ou permettaient de compléter des collections déjà existantes dans l’établissement, ont été sortis des archives pour être versés dans les collections de périodiques de la bibliothèque. Cette règle n’a cependant pas été appliquée pour les publications périodiques très artisanales, sans mention d’éditeur ni numéro ISSN, conservées dans le fonds.
Producteur du fonds ou collectionneur : Ligue communiste révolutionnaire (France)
Sujet : Ligue communiste révolutionnaire (France)
Trotskisme - France -- 1958-.... (5e République)
Extrême gauche - France
Partis politiques -- France - 20e siècle

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